
j’ai eu le privilège de visiter la Commission de l’Union Européenne ce 4 février 2019 et je vous partage ceci pour que vous sachiez, tous Africains que nous sommes, que c’est à nous de décider de nos rapports avec nos partenaires, surtout (la jeune Europe) qui a presque le même âge que nos états Africains.
Monsieur le Président,
Je voudrais vous parler de l’avenir et donc de notre continent cousin qu’est l’Afrique.
D’ici à 2050, l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. Une personne sur quatre sera africaine dans le monde.
Nous devons investir davantage dans nos relations avec ce grand et noble continent et ses nations individuelles. Nous devons arrêter d’envisager cette relation entre l’Afrique et l’Europe comme si nous n’étions qu’un donneur d’aide au développement. Une telle approche serait insuffisante. En fait, humiliante.
L’Afrique n’a pas besoin de charité, elle a besoin de partenariat équilibré, d’un vrai partenariat. Et nous, Européens, avons besoin au même titre de ce partenariat.
En préparant ce discours, j’ai parlé avec mes amis africains, notamment avec Paul Kagame, président de l’Union africaine. Nous sommes tombés d’accord pour qu’à l’avenir nos engagements respectifs soient réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique.La Commission propose aujourd’hui une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe, une alliance pour des investissements et des emplois durables. Cette alliance – telle que nous l’envisageons – permettrait de créer jusqu’à 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années.
Nous voulons créer un cadre permettant d’attirer davantage d’investissements privés vers l’Afrique.
A vrai dire, nous ne partons pas de zéro: notre fonds d’investissement extérieur, lancé il y a deux ans, mobilisera plus de 44 milliards d’euros d’investissements dans les secteurs public et privé en Afrique. Les projets déjà prévus et engagés mobili- seront 24 milliards d’euros.
Nous concentrerons nos investissements dans les domaines où les investissements feront une véritable différence. D’ici à 2020, l’Union européenne aura soutenu 35 000 étudiants et chercheurs africains grâce à notre programme Erasmus. Jusqu’en 2027, ce chiffre doit être porté à 105 000.
Le commerce entre l’Afrique et l’Europe n’est pas sans importance. 36 % du commerce de l’Afrique se fait avec l’Union européenne. Mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants. Je suis convaincu que nous devrions faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre l’Afrique et l’Union européenne vers un accord de libre-échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux.
extrait du discours sur l’état de l’union.