Ousmane Sonko, le Socrate sénégalais face au système.

Dans l’histoire de la philosophie occidentale, le procès de Socrate, qui s’est déroulé à Athènes en 399 avant J.-C., est considéré comme l’un des événements les plus marquants.

Dans l’histoire politique contemporaine du Sénégal, le procès de Monsieur Ousmane Sonko, qui s’est déroulé à Dakar ce 23 mai 2023, a été vécu par les Sénégalais et même par beaucoup d’Africains comme l’événement le plus troublant de l’histoire politique moderne (affaire Adji Sarr).

Socrate, l’une des plus grandes figures de la philosophie grecque, a été confronté à des accusations graves qui ont finalement conduit à sa mort. Ousmane Sonko, chef de l’opposition sénégalaise, est confronté à des poursuites insidieuses qui, depuis plus de trois ans, ne font que renforcer sa posture de leader politique et de vainqueur potentiel des prochaines élections présidentielles de février 2024.

Dans cet article, nous examinerons les accusations portées contre Socrate et Ousmane Sonko au cours de leur procès.

Les accusations portées contre Socrate étaient multiples. La première accusation était celle d’avoir corrompu la jeunesse d’Athènes en les incitant à remettre en question les autorités et la tradition. Socrate croyait en l’importance de l’interrogation et de la remise en question de tout, y compris des enseignements traditionnels. Mais pour les autorités athéniennes, cette approche était considérée comme une menace à l’ordre social.

En réalité, dans les coulisses du palais de la République sénégalaise, l’avènement d’un homme politique qui distribue gratuitement à tous les citoyens sans distinction aucune, une maïeutique qui leur permet de percevoir et de comprendre la gestion des affaires publiques constitue un réel danger à éradiquer.

La deuxième accusation portait sur le fait que Socrate était un athée. Bien qu’il ait affirmé croire en un dieu unique, distinct des dieux olympiens, les autorités l’ont accusé de s’être éloigné des pratiques religieuses traditionnelles et d’avoir encouragé la jeunesse à suivre cette voie.

Quand Ousmane Sonko est arrivé en politique, le système a voulu le mettre en tord avec la pratique de l’Islam au Sénégal (Islam confrérique). Cela est illustré par cette fameuse question qui lui a été posée lors d’un meeting, Place de la Nation « yow bane tarikha ngua bokk ? » « a quelle confrérie appartenez vous? ».

Enfin, la troisième accusation était celle d’avoir introduit de nouvelles divinités et de les adorer en dehors des traditions religieuses de la ville. Cette accusation découlait de l’influence de Socrate sur ses étudiants, qui étaient encouragés à penser librement et à explorer de nouvelles idées comme le font les patriotes du Sénégal moderne.

Lorsqu’une femme a porté des accusations de viol sur Ousmane Sonko en 2021, de nombreuses voix ont dénoncé la répression politique qui sous-tendait cette accusation et qui avait causé la mort de 14 jeunes sénégalais tués lâchement par les forces de défense et de sécurité. Cette situation est étonnamment similaire à celle du philosophe Socrate, où des accusations ont été portées contre lui en raison de son opposition à l’establishment politique et religieux de l’époque.

En son temps, Socrate ne pouvait pas compter sur un quelconque soutien populaire car la première démocratie du monde avait décidé d’en finir avec lui. La condamnation du philosophe était la preuve qu’en dépit des splendeurs de l’Acropole, la démocratie athénienne était en réalité un régime liberticide n’hésitant pas à persécuter ses propres élites intellectuelles.

Dans les deux cas, les autorités ont utilisé des accusations vagues et sans preuves pour étouffer la dissidence et justifier la répression politique. Socrate a été accusé de « corrompre la jeunesse » et d' »introduire de nouveaux dieux » dans la ville, tandis que le chef de l’opposition sénégalais, Ousmane Sonko est accusé de « viol d’une mineure âgé de 21 ans, voire plus » et de « corruption à la jeunesse« . Dans les deux cas, ces accusations peuvent largement être considérées comme étant sans fondement ou exagérées.

Cependant, la véritable nature de ces accusations est politique. Socrate a été condamné à mort pour avoir remis en question les croyances et les pratiques traditionnelles de la société, tandis que Sonko est poursuivi pour ses critiques contre le gouvernement en place et sa volonté manifeste de vouloir changer le système de gouvernance du Sénégal tout en invitant les populations à l’éveil et à la responsabilité. Dans les deux cas, les dirigeants ont utilisé le pouvoir de l’État pour faire taire les voix dissidentes. Aujourd’hui, la démocratie a fait son chemin et dans le jeune pays qu’est le Sénégal, Ousmane Sonko a fini de convaincre les populations que le pouvoir, c’est le peuple (OS).

Ce parallèle entre le procès de Socrate et les accusations contre Ousmane Sonko souligne l’importance de protéger la liberté d’expression et le droit à la dissidence dans une société démocratique. Que ce soit dans l’Athènes de l’Antiquité ou dans le Sénégal moderne, les voix dissidentes doivent être protégées, plutôt que réprimées.

D’où notre invitation à l’endroit des forces de défense et de sécurité à éviter toute forme de bavure, intimidation et arrestation ciblée des populations qui aspirent à exercer leur liberté.
Au cours de son procès, Socrate s’est défendu en utilisant sa célèbre méthode de questionnement. Il a refusé de présenter une défense écrite et a plutôt préféré défendre ses enseignements en répondant aux questions des juges et en les poussant à examiner leurs propres croyances. Malgré sa réponse convaincante, Socrate a été reconnu coupable et condamné à mort par ingestion de la ciguë. L’affaire Socrate a été considérée comme une violation de la liberté d’expression dans l’histoire de la philosophie occidentale et a poussé les générations suivantes à se questionner sur les limites du système judicaire. Aujourd’hui en occident, l’intelligentsia est mise au profit du développement et des innovations.

Tout au long du processus d’acharnement contre Ousmane Sonko, le chef de l’opposition a subi toutes sortes d’agressions (physique[1], verbale et psychologique[2], relationnelle[3], symbolique[4] et même collective[5]…) qui l’ont conduit à observer une désobéissance civique sous la protection de la population sénégalaise. Il ne sera pas présent au procès infecte des fantoches qui d’ailleurs n’ont réussi que deux choses, à savoir : convaincre les sénégalais de l’innocence de Ousmane Sonko et du bien-fondé de son combat.

Sénégalais et Sénégalaises, citoyens de tout âge, debout pour la liberté afin que nos droits triomphent et que notre démocratie soit restaurée.

Monsieur le Juge Issa Ndiaye, le monde entier vous regarde.

[1] Tout acte qui implique la causalité volontaire et intentionnelle d’un dommage direct généré par tout moyen physique et ayant le pouvoir de causer des lésions corporelles à la personne attaquée. Trois fois, Ousmane Sonko a été sorti manu-militari de son véhicule par les forces de défense et de sécurité. Il a été gazé à plusieurs et éconduit de force chez lui.

[2] Il est entendu en tant que tel pour tous ces actes et actions qui, bien qu’ils ne génèrent pas de dommage physique, provoquent ou prétendent provoquer chez la personne qui subit l’agression une sorte de dommage mental ou émotionnel. Cela inclut les insultes, les humiliations et les dévaluations. Le chef de l’opposition a été taxé de jihadiste, de rebelle, de psychopathe, de menteur (…) par des membres du gouvernement.

[3] Forme d’agression indirecte fondée sur l’exclusion sociale ou par le lien de causalité atteinte à votre réputation par calomnie. Des promotionnaires du chef de l’opposition Ousmane Sonko ont posé des actes dans ce sens et ont été ovationnés par des membres du gouvernement.

[4] Type d’agression indirecte caractérisée par le fait que l’agression ne vise pas directement la victime, mais plutôt sur les éléments qui symbolisent des aspects qui lui sont liés comme la religion, la politique, la région d’origine. En ce sens l’État du Sénégal doit impérativement édifier une question qui taraude l’esprit l’âme et le cœur des Casamançais : à savoir s’ils sont des Sénégalais à part entière ou entièrement à part.

[5] Type d’agression caractérisée par l’exécution d’intergroupes, attaquant un groupe à un autre. L’objectif de l’agression peut être variable, dans de nombreux cas, il y a la haine, la stigmatisation et tente d’éliminer l’autre groupe. Dans ce type d’agression, nous pourrions inclure des événements aussi graves que des génocides.

L’Association des Etudiants pour le Développement de la Casamance (AEDC, KEKENDO), initie pour la troisième fois en deux ans ce lundi 19 novembre 2018, une rencontre avec le Comité Central des Réfugiés Casamançais en Gambie.

Eclaté un 26 Décembre 1982 dans la capitale de la Casamance (Ziguinchor), le conflit armé du Sénégal en terre de Casamance a fait plus d’un millier de victimes directes et des dizaines de milliers de déplacés en Guinée Bissau et en Gambie. Ce Lundi 19 novembre 2018, les étudiants de l’association kekendo ont encore renouvelés leur soutien et leur attachement aux respects des droits des réfugiés du conflit Sénégalais en terre de Casamance en se rendant en Gambie pour évaluer la situation de vie de leurs concitoyens qui; à cause des tueries, des expropriations, des arrestations arbitraires, des kidnapping, des viols et autres, n’ont trouvé de solution que de fuir leur terre natale pour se réfugier en Gambie. le 3 février 2016, UNHCR (Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, basé à Genève, qui est un programme de l’ONU avec pour but originel de protéger les réfugiés, de trouver une « solution durable » à leurs problèmes et de veiller à l’application de la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951), a évalué le nombre de réfugiés du conflit armé du Sénégal en Casamance à 7 392 personnes: soit 3 812 de sexe féminin et 3 580 de sexe masculin. dans cette communauté de réfugiés qui vie des conditions atroces, UNHCR dénombre pour le sexe féminin: 441 enfants de 0-4 ans ; 808 enfants de 5-11 ans ; 556 jeunes de 12-17 ans ; 1 782 jeunes et adultes de 18-59 ans et 225 personnes âgées de 60 ans et plus. Pour le sexe masculin, l’UNHCR dénombre 399 enfants de 0-4 ans ; 838 enfants de 5-11 ans ; 558 jeunes de 12-17 ans ; 1512 jeunes et adultes de 18-59 ans et 273 personnes âgées de 60 ans et plus.

selon les membres du comité central des réfugiés du conflit armé du Sénégal en terre de Casamance, le nombre n’est pas exhaustif car beaucoup de leurs camarades ont été victimes de canulars et aujourd’hui, ils ont peur de se faire recenser.

Une de nos sources nous apprend, que vers 1994-1995, il y’avait tout un programme de distribution de riz, huile et couverture; cependant cela s’est estompé très vite car poursuit notre source: « le Sénégal ne veut pas reconnaitre notre statut de réfugié du conflit armé qui perdure jusqu’à nos jours en Casamance ». Pour la première fois en 2006, 63 ménages avaient bénéficié d’un accompagnement de 5000 Dalassi, ce qui équivaut à 100€ pour toute l’année; une distribution de médicament été aussi organisé sans consultation des malades: ce que notre source trouve aberrant.

nous mettons ceci à contribution pour rappeler aux Etats quant-à leurs engagements et leurs obligations devant les réfugiés:

« Les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette Convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d’origine… Les Etats … accorderont aux réfugiés sur leur territoire un traitement au moins aussi favorable que celui accordé aux nationaux en ce qui concerne la liberté de pratiquer leur religion … En ce qui concerne le logement, les Etats … accorderont … aux réfugiés … un traitement aussi favorable … que celui qui est accordé, dans les mêmes circonstances, aux étrangers en général. Les Etats contractants accorderont aux réfugiés le même traitement qu’aux nationaux en ce qui concerne l’enseignement … le même traitement en matière d’assistance et de secours publics … le même traitement … en ce qui concerne … : la rémunération …la durée du travail … l’âge d’admission à l’emploi … la sécurité sociale …Tout Etat … accordera aux réfugiés … le droit d’y choisir leur lieu de résidence et d’y circuler librement sous les réserves instituées par la réglementation applicable aux étrangers en général dans les mêmes circonstances … Aucun des Etats … n’expulsera ou ne refoulera … un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques … Les Etats … faciliteront …l’assimilation et la naturalisation des réfugiés… »

–Convention relative au statut des réfugiés,
art. 3, 4, 21, 22, 23, 24, 26, 33 et 34

« Objectifs … : Réduire les pressions qui suscitent des courants de réfugies et de personnes déplacées en s’attaquant aux causes profondes du problème, à tous les niveaux… ; Assurer aux réfugiés une protection et une assistance effectives, en se préoccupant tout particulièrement des besoins des femmes et des enfants réfugies et de leur sécurité physique; … Fournir des services de santé et d’éducation et des services sociaux adéquats aux réfugiés et aux personnes déplacées…; Les gouvernements sont instamment pries de s’attaquer aux causes profondes des courants de réfugiés et de personnes déplacées en prenant les mesures appropriées concernant, en particulier, le règlement des conflits, la promotion de la paix et de la réconciliation; le respect des droits de l’homme … Les gouvernements et toutes les autres entités devraient respecter et garantir le droit de chacun d’être en sécurité chez lui et devraient s’abstenir d’appliquer des politiques ou des pratiques qui forcent les gens a fuir. »

–Programme d’action du Caire, para. 10.22 et 10.23

Depuis 2015, les réfugiés du conflit du Sénégal en Casamance n’ont plus droit à une assistance sanitaire, ni scolaire pour leur communauté et cela sous le regard complice du gouvernement du Sénégal qui ne s’est jamais organisé pour la prise en charge des besoins de nos compatriotes, victimes déplacés du conflit armé du Sénégal en terre de Casamance.

Déjà en 2012, le Président Macky SALL disait, je cite: « je fais de la résolution du conflit armé en Casamance, la primauté de l’action de mon gouvernement ».

Qu’en-est-il de la prise en charge de la situation des réfugiés dans la feuille de route du Président Macky SALL?

Voilà la grande interrogation de la communauté de réfugiés du conflit Sénégalais en terre de Casamance, qui aujourd’hui beigne dans un désespoir total. A la fin de la rencontre, les étudiants se disent engagé à persévérer sur la voie de la construction d’une paix durable en Casamance en allant toujours vers les victimes pour en premiers comprendre leur situation et après, y apporter des solutions soutenables.

Le Président de l’association kekendo, Baboucar BADJI, soutien que : dans le processus de paix en Casamance, les acteurs impliqués, doivent nécessairement intégrer la dimension des déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il ajoute, que la question des réfugiés ne doit pas être suspendu en attendant la fin du conflit, c’est une problématique qui se gère au quotidien car cela concerne bien la vie de nos compatriotes.

Nous vous reviendrons prochainement pour plus de détails. Merci et à bientôt.

journées culturelles édition 2018, cérémonie de prières pour le repos de l’âme du frère El Hadji Sankoung DJITÉ

A l’occasion de la quatorzième édition des journées culturelles de l’Association des Etudiants pour le Développement de la Casamance (12-13 & 14 juillet 2018), en hommage à leur frère défunt: El Hadj Sankoung DJITÉ, décédé des suite d’un accident au retour de la caravane des étudiants de Sédhiou partis voté pour l’APR aux élections législatives, les membres du kekendo ont organisé le premier jour de leurs activités, une cérémonie de prières pour le repos de l’âme de leur frère.

Ainsi, l’association invite l’Etat du Sénégal à respecter les engagements d’accompagnement des familles des victimes de cet incident macabre qui a couté la vie à cinq de leurs camarades.

Monsieur SARR, Sage de l’université, homme de religion, officiant le récital du coran en compagnie de ses collègues. A la suite de la prière, il remercia les étudiants qui n’ont cessés de faire preuve de responsabilité et de respect envers la communauté de l’Ucad et cela depuis la mise en place de la structure kekendo. il les invita à continuer sur ce chemin et surtout à cultiver la confiance en eux pour mieux participer aux efforts de paix et de développement du pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours Du Président de KEKENDO, Journées Culturelles 2018

Discours du président de l’association des étudiants pour le développement de la Casamance (AEDC, KEKENDO) à l’occasion de la quatorzième édition des journées culturelles.

Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,
Monsieur le Ministre de l’emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’intensification de la main-d’œuvre,
Madame la Ministre de l’Economie Solidaire et de la Microfinance,
Monsieur le Président de la Commission Nationale du Dialogue des Territoires,
Monsieur le coordonnateur national du programme des domaines agricoles et communautaire (PRODAC),
Chers membres de la communauté estudiantine de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar,
Chers membre de l’Association des étudiants pour le Développement de la Casamance (AEDC, KEKENDO),
Mesdames et Messieurs,
Cher (ère) s ami (e) s,

C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous aujourd’hui à l’occasion de la cérémonie officielle de la quatorzième édition des journées culturelles de l’Association des étudiants pour le développement de la Casamance.

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue. Je vous remercie d’être au rendez-vous en cette année de célébration de la quatorzième édition des journées culturelles qui pour nous, est une occasion de rendre un vibrant hommage à notre frère El Hadji Sankoung DJITE, membre du KEKENDO mais aussi militant de l’Alliance pour la République (APR).

Je vous invite à observer une minute de silence pour prier pour le repos de son âme.

Mes frères et sœurs du kekendo me pressent de me saisir de préoccupations qui affectent la paix et le développement de notre chère Casamance et je leur ai fait le sermon d’intervenir en ce sens cette année.

C’est notamment dans cette optique qu’il a été convenu que le débat général de nos journées culturelles porterait sur : l’engagement de l’étudiant pour le développement de son pays à travers la vulgarisation des progrès socio économiques pour mieux soutenir la voie de l’émergence.

Ce thème s’imposait à nous de manière impérieuse et je me réjouis que nous ayons choisi d’en faire l’objet d’un débat général. La problématique du développement constitue une menace de plus en plus sérieuse pour la cohésion dans nos sociétés et exige des actions immédiates et concertées de notre part.

Je cite le Président de la République qui dans le Livre Blanc (le grand bond en avant) soutien ceci :

« Le Sénégal est dans une dynamique d’émergence porteuse d’un mieux-être social basé sur des performances économiques retentissantes. Cette trajectoire sera maintenue, renforcée et accentuée pour permettre à notre pays de bâtir une croissance vigoureuse, durable et partagée. Mon ambition pour le Sénégal reste l’avènement d’un Etat de droit et d’une économie solidaire, de progrès social pour le bonheur de tous. »

Si dans le monde, certaines universités valorisent depuis longtemps l’engagement associatif de leurs étudiants, chez nous au Sénégal, cette conversion est récente et surtout soutenue par un homme d’une très grande valeur, je veux citer le professeur Mary Teuw NIANE.

Du côté du ministère, une réflexion est en cours pour envisager un cadrage national car le ministre s’engage résolument à traduire la vision du Président de la République en acte et que tel est la mission du Ministre Mary Teuw NIANE.

Le KEKENDO depuis 2013 ne cesse de prouver combien il est important de valoriser les activités associatives, montré que les étudiants ne sont pas que des consommateurs, ils prennent sur leur temps d’études pour participer à la société.

Le développement est l’action de faire croître, de progresser, de donner de l’ampleur, de se complexifier au cours du temps.

Le développement économique désigne les évolutions positives dans les changements structurels d’une zone géographique ou d’une population : démographiques, techniques, industriels, sanitaires, culturels, sociaux… De tels changements engendrent l’enrichissement de la population et l’amélioration des conditions de vie.

C’est la raison pour laquelle le développement économique est associé au progrès.

« Nous savons aussi que la croissance n’a été capable ni de réduire la pauvreté, ni de renforcer la cohésion sociale. Un même taux de croissance peut signifier un accroissement ou une réduction des inégalités. Et une croissance illimitée dans un monde fini est une illusion. »

La volonté inébranlable du Président Macky Sall de trouver des réponses efficientes et durables à la demande sociale, est traçable déjà dans le budget 2017 arrêté à 3360 milliards de FCFA dont 1200 milliards mobilisés pour financer les investissements structurants annoncés lors des conseils des ministres délocalisés. L’objectif ultime réside dans la correction des déséquilibres socio-économiques.

La lecture croisée du contexte, articulée à la faiblesse des politiques et stratégies de développement appliquées jusque-là, induit la nécessité d’initier des alternatives susceptibles de corriger les déficiences et produire simultanément des progrès significatifs à l’échelle nationale et un développement local harmonieux.

Ainsi, l’option de l’Etat de promouvoir le développement territorial, afin de contribuer durablement à la promotion économique et sociale du pays, s’inscrit dans cette perspective et justifie le positionnement de l’aménagement du territoire au cœur des processus à engager.

Affirmant son choix d’une organisation rationnelle et équilibrée de l’espace national et la valorisation optimale des ressources de ses territoires en mettant en avant les principes d’équité, de subsidiarité (proximité, participation), d’innovation (anticipation, expérimentation) et de complémentarité (solidarité et intégration), le Sénégal s’engage à corriger les déséquilibres territoriaux à travers une planification spatiale judicieuse des activités économiques par la mise en cohérence des réseaux d’infrastructures et d’équipements ainsi qu’une exploitation rationnelle des ressources de façon à offrir à chaque citoyen les conditions d’une vie meilleure.

Ainsi dans l’élaboration de cette refondation majeure de l’action territoriale de l’Etat, un vaste chantier a été entreprit dans le cadre de la politique de décentralisation pour une communalisation intégrale et l’érection de pôle territoire. Organisé autour des potentialités du territoire, le pôle est un foyer de concentration économique générateur d’activités motrices avec une forte puissance d’entrainement d’où sa centralité et son attractivité. Comment arriver à l’établissement de véritables pôles territoriaux de développement au Sénégal ?

Dans ce cheminement, le Président de la République indique clairement l’option de «construire, dans le cadre d’un dialogue consensuel et prospectif, le renouveau de la modernisation de l’Etat, à travers une décentralisation cohérente dans ses principes, et performante dans sa mise en œuvre avec l’érection de Pôles de développement».

Le Pôle-territoire Casamance. Fusion des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. (28 350 km², pour de 2 051 600 habitants en 2017) renferme des potentialités pour l’économie rurale, industrielle et touristique. Position géostratégique favorable pour élevage, tourisme balnéaire, écotourisme, production et transformation agricole.

La région naturelle de Casamance, jadis réputée être le «grenier du Sénégal» du fait de la variété et de la fertilité des sols, d’une pluviométrie adéquate et de l’abondance des cultures céréalières (riz, mais, mil) et horticoles (mangue, anacarde, banane, agrumes), a été fortement déstabilisée au plan économique, social, et environnemental depuis le début des années 1980 par des manifestations pacifiques revendiquant un mieux-être pour les populations avant d’aboutir à une révolte armée initiée par le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC).

Des milliers de personnes ont perdu la vie, ou ont été déplacées à l’intérieur du Sénégal, ou se sont réfugiés dans les pays limitrophes (Gambie près de 9700, Guinée Bissau près de 8000). Il est admis que le conflit a déstructuré la région naturelle de Casamance sur le plan économique, du fait de la baisse considérable de la production agricole, en particulier de celle du riz, de la forte perturbation des secteurs de la pêche, de l’élevage, et du tourisme, de la détérioration des infrastructures logistiques et sur le plan social, du fait des énormes pertes en vie humaine et de mouvements de populations, de sources de revenus aléatoires, de l’aggravation de l’isolement des populations dans certaines zones et de difficultés d’accès aux marchés, de l’exposition et de la menace de mines anti personnelles et de l’instauration dans certains endroits d’un climat de peur et d’insécurité.

Actuellement, la région naturelle de Casamance fait face à une période de transition, avec des enjeux essentiels, pour un retour durable de la paix et la restauration du dynamisme économique. L’exigence de la satisfaction adéquate d’une demande économique et sociale semble être la véritable motivation des politiques de décentralisation.

Le sentiment d’exclusion territoriale lié à l’enclavement géographique de la région étudiée par rapport au reste du Sénégal et d’un système de transport inopérant pour y remédier, le sentiment d’exclusion socio-économique lié à une politique de développement régional perçue comme déséquilibrée entre la capitale et les régions périphériques, et défavorable à l’amélioration des conditions sociales des populations et à la valorisation du potentiel économique de la Casamance en particulier motive le choix des orientations politiques récentes.

La région de la Casamance naturelle n’est pas une collectivité mais cela ne fait pas de l’échelle régionale objet d’érection d’un « pôle territoire » un handicap de développement territorial.

Les coalitions de territoires dans l’espace du pôle sont un atout pour le développement de la région naturelle de Casamance.

Le développement de la région naturelle de Casamance, si il doit se faire dans le cadre du pôle territoire, nécessite la définition des mécanismes de gestion avec tous les acteurs locaux et surtout avec la participation effective des populations tout au long et à chaque étape du processus.

Je vous souhaite à toutes et tous un bon échange.

Je vous remercie.

 

Baboucar BADJI

Président du KEKENDO.

L’AEDC au Forum de CAUX 2018

L’association des étudiants pour le Développement de la Casamance participe cette année 2018 au Forum de CAUX (INITIATIVES OF CHANGE).

En 2013, les étudiants du kekendo ont montré leur engagement manifeste à contribuer à l’élan de paix dans leur Casamance qui a été bouleversée par plus de trois décennies de conflit armé.

Cela en délocalisant leurs journées culturelles à Ziguinchor avec pour thème: l’implication de la jeunesse dans le processus de recherche de la paix en Casamance.

Depuis cette date, cette association d’étudiants ne cesse de former ses membres à être de mieux en mieux aptes à intervenir lors de situation de conflit.

Les membres de cette association, après leur première participation à un séminaire en Communication NonViolente au mois de novembre 2017 au Bénin, ont formulé une proposition pour l’introduction de cette approche au sein des universités du Sénégal. Le programme est actuellement en cour d’exécution au niveau de l’ucad au profit des étudiants.

Tout en restant dans le cadre de ses activités visant à apporter son concourt pour ainsi participer à donner au processus de paix en Casamance, un réel sens en mettant au coeur de leur démarche, les besoins actuels des populations, l’association des étudiants pour le Développement de la Casamance (AEDC, kekendo) participe pour cette année 2018 au Forum de CAUX (INITIATIVES OF CHANGE) du 4 au 9 juillet en SUISSE.

Le thème qui sera abordé cette année est ainsi intitulé: GOUVERNANCE EQUITABLE POUR UNE SECURITE HUMAINE, CONTRIBUER A LA REALISATION DES OBJECTIFS MONDIAUX https://www.caux.ch/fr/gouvernance-equitable.

Pour les deux premiers jours, l’équipe du Kekendo est très satisfait de ce réseau de relations de « peace maker » qui s’investit chaque année pour regroupé le maximum de leaders dans le monde afin d’impulser des dynamiques de changement intégrant le ODD.

 

Journées Culturelles de l’AEDC, 2018

Journées culturelles de l’association des étudiants pour le développement de la Casamance édition 2018 du 12 au 14 juillet à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.

Les journées culturelles du kekendo sont l’une des manifestations les plus importantes organisées par une structure d’étudiants au sein de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar. C’est l’occasion pour les étudiants de la Casamance de partager avec la communauté estudiantine de Dakar, les valeurs traditionnelles de leur terre natale (habillement, rituel…) mais aussi, l’art culinaire (Etodiaye, Fiteuf, Kaldou, C-bon…) du pays des rivières du Sud. Depuis 2016, cette association ne cesse d’innover lors des 72 heures en abordant des thématiques importantes car statuant sur des enjeux cruciaux qui intéressent le pays tout entier.

après avoir invité les décideurs à se pencher sur la problématique majeure de la résolution du conflit en Casamance, aujourd’hui, le kekendo, interpelle la communauté estudiantine de Dakar pour ensemble aborder la question de son engagement par rapport à la problématique du développement au niveau national. le thème de cette année est ainsi intitulé: l’engagement de l’étudiant pour le développement de son pays à travers la vulgarisation des progrès socio-économiques pour mieux soutenir la voie de l’émergence.

ce sera l’occasion de revoir la vision (PSE) du Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, ses réalisations pour les confronter aux préoccupations des populations. il sera aussi question d’examiner sa politique en matière d’éducation, de formation et d’emploi des jeunes.

A cette occasion,  le kekendo invite toute la communauté estudiantine à se joindre à lui pour de grands travaux et une très belle fête.