Sénégalaises, Sénégalais: l’heure du changement a sonné, agir avant l’arrivée de la vague.

Il y a sept ans, le combattant de la transparence dans la gestion des affaires publiques du Sénégal débuta son ascension dans l’opposition politique dans cette partie du monde.

Il y a sept ans, le Président Ousmane Sonko et ses camarades du parti PASTEF les Patriotes se sont assis et ont déterminé que le Sénégal devait prendre une direction différente de celle qu’il a connu ces soixante dernières années.

Il y a sept ans, il a réuni de nombreux jeunes hommes et femmes qui investissaient désormais le terrain politique Sénégalais qu’ils aiment tant.

Il organisa sa formation politique en bannissant tout complexe d’infériorité envers quiconque et enregistra le soutient d’hommes et de femmes de valeurs, combattants et combattantes de la liberté qui ont fait un excellent travail sur le terrain.

À l’époque où il a commencé, il y avait ceux qui doutaient, ceux qui supposaient qu’il n’était qu’une flamme vacillante qui s’éteindrait, mais il refusa de disparaître.

Il y a sept ans, beaucoup ont pensé qu’il n’était qu’un nuage de passage, aujourd’hui, il leur montre qu’il est encore là.

Il y a sept ans, le pouvoir en place pensait que le PR.O. S n’étais qu’un être agaçant, il a fini par démontrer qu’il était détenteur d’une vision honorable pour le Sénégal, ce qui irrita le dictateur.

Il y a sept ans, le Sénégal ne savait pas qui vous êtes, aujourd’hui, le peuple reconnait votre valeur. Je suis heureux d’être sur cette terre, parmi ceux de votre génération qui ne doutent pas qu’il y ait un bon espoir aujourd’hui à travers votre projet. Je suis ici et heureux d’être au pays de grands Africains dont certains sont vivants et d’autres sont partis depuis longtemps. Je ne perds pas de vue que c’est la terre qui a produit des gens comme Cheikh Anta Diop, Émile Badiane, Mamadou Dia, Ousmane Sembène, Majhemout Diop, Assane Sack, etc. Nous n’en parlons jamais aussi souvent que nous le devrions et comme je vous en parle aujourd’hui et que je parle de vous.

Peuple sénégalais,

En ces temps sombres où la tyrannie s’abat sur notre nation, nous devons nous dresser ensemble, épaule contre épaule, pour imposer la justice, la liberté et la dignité. Notre lutte n’est pas seulement pour Ousmane Sonko et le parti PASTEF, mais pour chaque citoyen qui aspire à un avenir meilleur, où les principes démocratiques et les droits fondamentaux sont respectés.Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’injustice et à l’oppression qui engloutissent notre pays. L’éveil des consciences est notre arme, et la responsabilisation des citoyens dans la gestion des affaires publiques est notre bannière. Nous refusons d’être réduits au silence, car nous croyons en la force de la vérité et en la puissance de la solidarité.L’arrestation brutale d’Ousmane Sonko et la répression qui frappe notre peuple sont les signes d’une gouvernance autoritaire et d’une machinerie judiciaire manipulée par ceux qui cherchent à préserver leur pouvoir à tout prix. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous sommes conscients que la véritable puissance réside dans les mains du peuple.Nous appelons à une mobilisation unie sur tout le territoire national. Que nos voix se fassent entendre dans les rues, sur les places, dans les lieux de travail et les institutions. Nous demandons à tous les citoyens sénégalais, jeunes et vieux, hommes et femmes, de se joindre à nous dans cette lutte pour la justice et la liberté.

Nous exigeons la fin de l’acharnement contre Ousmane Sonko, contre le parti PASTEF et contre tous ceux qui osent remettre en question le statu quo. Nous appelons à une véritable démocratie, où chaque voix compte, où la justice est rendue de manière équitable et où les droits de chaque individu sont respectés.

Aujourd’hui, nous lançons un appel à l’unité et à l’action. Nous sommes plus forts ensembles, et c’est ensemble que nous triompherons de la tyrannie. Ne permettons pas à la peur de nous arrêter, car l’oppression ne peut durer éternellement. Nous sommes porteurs de l’espoir d’un avenir meilleur, et notre détermination ne faiblira pas.

Peuple sénégalais, le temps est venu de prendre notre destin en main. Marchons ensemble, fermement, pour mettre fin à la tyrannie et faire triompher la justice. Notre pays mérite un avenir de liberté, de prospérité et de dignité. Ensemble, nous pouvons le réaliser.

Le moment est venu de faire entendre notre voix.

Liberté, justice, dignité pour tous !

Vive le Sénégal libre et démocratique !

Les défis de la présidentialisation du pouvoir : La dérive de la République au Sénégal sous le président Macky Sall

Arrivé au pouvoir en 2012 au milieu d’une vague de mécontentement populaire et de demandes de réformes démocratiques, le président Macky Sall était considéré comme une lueur d’espoir pour le peuple sénégalais. Cependant, au fil des ans, les inquiétudes se sont accrues quant au fait que l’administration de Macky Sall s’est écartée des idéaux qui ont catalysé son ascension au pouvoir, ce qui a donné lieu à des constatations de patrimonialisation et d’affaiblissement des institutions démocratiques.

L’une des principales constatations formulées à l’encontre du président Sall est la perception d’une centralisation du pouvoir au sein de la présidence. On remarque qu’il a concentré le pouvoir de décision dans son bureau, limitant l’influence des autres branches du gouvernement et marginalisant le rôle des institutions indépendantes. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l’érosion potentielle des freins et contrepoids démocratiques et de la capacité des différentes branches du gouvernement à s’obliger mutuellement à rendre des comptes.

En outre, il existe des preuves d’utilisation abusive des ressources publiques à des fins personnelles au sein de l’administration Sall (Rapports ofnac 2019,2020,2021″affaire 94 milliards »…). Les constatations relèvent que le président et ses proches collaborateurs se sont livrés à des pratiques de corruption, telles que le détournement de fonds (Rapport cours des comptes 2022″gestion covid19″…) et le copinage, qui ont compromis l’allocation équitable des ressources et créé un environnement de favoritisme. De telles actions compromettent non seulement l’intégrité de l’appareil d’État, mais érodent également la confiance du public dans la capacité du gouvernement à agir dans l’intérêt supérieur de la population.

Le rétrécissement de l’espace civique (acharnement sur le PASTEF, exclusion de la Casamance, ignorance de la banlieue, abrutissement des espaces d’enseignement supérieur…) et la limitation de la liberté d’expression constituent un autre sujet de discorde. Les organisations de défense des droits de l’homme et les activistes ont exprimé leurs inquiétudes quant à la réaction du gouvernement face aux voix dissidentes, notamment le ciblage des journalistes, des activistes et des membres de l’opposition. Des rapports faisant état d’arrestations arbitraires, d’intimidations et de l’utilisation de mesures répressives pour étouffer l’opposition ont suscité des inquiétudes quant à la protection des droits fondamentaux et à la capacité des individus à exprimer librement leurs opinions (Rapport annuel 2021 Amnesty International).

Les observations démontrent que la patrimonialisation de l’État sous l’administration du président Sall sape les gains obtenus de haute lutte par le peuple sénégalais lors du soulèvement de 2012 (Le président Macky Sall exerce une gestion patrimoniale des affaires de l’État en centralisant le pouvoir décisionnel entre ses mains. Cette centralisation excessive met en péril l’équilibre des pouvoirs et limite l’influence des autres branches du gouvernement. Les institutions indépendantes (la justice, l’assemblée nationale), censées servir de contrepouvoirs, sont marginalisées, affaiblissant ainsi les fondements de la démocratie). Les principes de transparence, de responsabilité et de gouvernance démocratique qui étaient au cœur des manifestations sont considérés par beaucoup comme érodés ou compromis.

la révision du fichier électoral est inachevée, les inscriptions des primo votants ont été bâclés, la lettre et l’esprit de la constitution sont à la solde du Président Sall et de son ministre de la justice (Ismaila Madior Fall).

à plusieurs reprises, le président Sall est prit en flagrant délit de « haute trahison » pour son interprétation élastique de la constitution, qui lui permet de prendre des décisions sans consultation ni approbation préalable des autres institutions démocratiques. Cette tendance à interpréter la constitution au gré de ses intérêts personnels affaiblit le système de contrôle et d’équilibre essentiel à la bonne gouvernance d’un État républicain.Cette dérive vers la présidentialisation du pouvoir a des conséquences graves pour la République sénégalaise. La concentration excessive du pouvoir entre les mains du président limite la participation citoyenne, réduit la transparence et l’obligation de rendre des comptes. Cela crée un climat politique où les décisions sont prises de manière arbitraire, érodant ainsi la confiance des citoyens dans le système démocratique.

Cependant, il est important de noter qu’il existe des points de vue différents. L’administration Sall a défendu ses actions et souligné les progrès réalisés dans divers secteurs, tels que le développement des infrastructures et la croissance économique. Ses partisans soutiennent que ces réalisations ne doivent pas être éclipsées par les critiques et que les efforts du gouvernement visent à améliorer le bien-être du peuple sénégalais. aux sénégalais d’apprécier la teneur de ces allégations.

En conclusion, bien que le président Macky Sall ait symbolisé au départ un changement vers un gouvernement plus démocratique et plus responsable au Sénégal, des préoccupations sont apparues concernant la patrimonialisation assumée des affaires de l’État, la concentration du pouvoir et l’érosion des principes démocratiques.

La transparence, la responsabilité et le respect des droits de l’homme sont essentiels pour assurer une bonne gouvernance et maintenir la confiance du peuple sénégalais. Il est donc essentiel pour l’avenir de la démocratie sénégalaise de favoriser un dialogue ouvert et inclusif sur ces questions.

Face à cette dérive alarmante de la République sénégalaise sous la présidence de Macky Sall, il est crucial que les citoyens s’engagent dans la défense des principes démocratiques et de l’État de droit. La présidentialisation excessive du pouvoir et l’interprétation élastique de la constitution ne sont pas seulement des atteintes aux fondements démocratiques, mais elles peuvent également conduire à l’affaiblissement des institutions et à une détérioration de la gouvernance. La préservation de la République sénégalaise exige une vigilance collective et un engagement continu pour préserver les valeurs démocratiques et l’équilibre des pouvoirs.

Les acteurs de l’opposition politique, les responsables de la société civile et la population sénégalaise auront une lourde charge à la suite de la prise de parole par Macky Sall ce 3 juillet 2023, de restaurer la République, de sauver à nouveau la démocratie et d’assurer le respect des droits humains dans l’étendue du territoire national pour plus d’égalité et d’équité sociale mais aussi pour l’épanouissement de tous les citoyens sans aucune distinction. Ce soir, le monde entier aura les yeux rivés sur le pays des Lions de la Téranga.