Ibrahima Khalil SANE, Abdourahmane COLY et Ousmane Diemé, s’expriment après avoir représenté le kekendo au lancement officiel de la campagne « One Billion Rising SENEGAL »@OBRSENEGAL

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invité par Madame la ministre NDIORO NDIAYE sous l’égide de l’AMLD, nous avons eu le privilège de participer au séminaire du lancement officielle de la campagne « ONE BILLION RISING SENEGAL » ce jeudi 14 février avec l’ALMD (l’Alliance pour la Migration le Leadership et le Développement) Présidé par le Professeur Ndioro Ndiaye.

Une occasion de participer aux échanges autour de la thématique : « PAIX, SECURITE, UNITE, ET AUTONOMISATION DES FEMMES POUR LE CHANGEMENT »

One Billion Rising est en effet la plus grande action de masse de l’histoire de l’humanité, visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes. La première campagne à été lancée le 14 février 2012, et appelait à l’action fondée sur les statistiques stupéfiantes selon lesquelles une femme sur trois sur la planète sera battue ou violée au cours de sa vie. Avec une population mondiale de 7 milliards d’habitants, cela représente plus d’un milliard de femmes et de filles. 

Notons qu’aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent.

La violence à l’égard des femmes s’entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, économiques, administratives, verbales, et peuvent être exercées ponctuellement ou sur des périodes très longues.

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Les conséquences néfastes de la violence à l’égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génétique affectent les femmes à tous les stades de leur vie.

Par exemple, les désavantages du précoces constituent non seulement le principal obstacle à la scolarisation universelle et au droit à l’éducation des filles, mais ils sont également responsables de la limitation de l’accès à l’enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail. La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au total, la promesse des objectifs de développement durable (ODD) ne laisser personne de côté ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles. 

Des Chiffres Alarmants 

  • 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou des violences sexuelles, de la part d’une autre personne (sans compter le harcèlement sexuel) à un moment donné dans leur vie.
  • Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
  • Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18ème anniversaire. Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine
  • 1 femme sur 2 tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2012 ; alors que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
  • 71% de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.

Ainsi nous invitons nos frères et soeurs de l’association des étudiants pour le développement de la Casamance et toute la communauté estudiantine de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar à intégrer cet engagement dans leur quotidien pour qu’ensemble, nous puissions apporter notre contribution à l’édification d’un monde meilleur. merci beaucoup et à bientôt.

Visite de Monsieur Baboucar Badji à la commission de l’Union Européenne ce 4 FÉVRIER 2019

Photo de la visite de Baboucar BADJI auprès de la commission de l’Union Européenne ce 4 février 2019,

j’ai eu le privilège de visiter la Commission de l’Union Européenne ce 4 février 2019 et je vous partage ceci pour que vous sachiez, tous Africains que nous sommes, que c’est à nous de décider de nos rapports avec nos partenaires, surtout (la jeune Europe) qui a presque le même âge que nos états Africains.
Monsieur le Président,
Je voudrais vous parler de l’avenir et donc de notre continent cousin qu’est l’Afrique.
D’ici à 2050, l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. Une personne sur quatre sera africaine dans le monde.
Nous devons investir davantage dans nos relations avec ce grand et noble continent et ses nations individuelles. Nous devons arrêter d’envisager cette relation entre l’Afrique et l’Europe comme si nous n’étions qu’un donneur d’aide au développement. Une telle approche serait insuffisante. En fait, humiliante.
L’Afrique n’a pas besoin de charité, elle a besoin de partenariat équilibré, d’un vrai partenariat. Et nous, Européens, avons besoin au même titre de ce partenariat.
En préparant ce discours, j’ai parlé avec mes amis africains, notamment avec Paul Kagame, président de l’Union africaine. Nous sommes tombés d’accord pour qu’à l’avenir nos engagements respectifs soient réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique.La Commission propose aujourd’hui une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe, une alliance pour des investissements et des emplois durables. Cette alliance – telle que nous l’envisageons – permettrait de créer jusqu’à 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années.
Nous voulons créer un cadre permettant d’attirer davantage d’investissements privés vers l’Afrique.
A vrai dire, nous ne partons pas de zéro: notre fonds d’investissement extérieur, lancé il y a deux ans, mobilisera plus de 44 milliards d’euros d’investissements dans les secteurs public et privé en Afrique. Les projets déjà prévus et engagés mobili- seront 24 milliards d’euros.
Nous concentrerons nos investissements dans les domaines où les investissements feront une véritable différence. D’ici à 2020, l’Union européenne aura soutenu 35 000 étudiants et chercheurs africains grâce à notre programme Erasmus. Jusqu’en 2027, ce chiffre doit être porté à 105 000.
Le commerce entre l’Afrique et l’Europe n’est pas sans importance. 36 % du commerce de l’Afrique se fait avec l’Union européenne. Mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants. Je suis convaincu que nous devrions faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre l’Afrique et l’Union européenne vers un accord de libre-échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux.
extrait du discours sur l’état de l’union.