Sénégal : Chronique d’une dette sourde : transparence, responsabilité politique et rôle des institutions financières

En 2024-2025, le Sénégal a été secoué par ce que les médias internationaux ont appelé une « dette cachée » d’une ampleur sans précédent, estimée à plusieurs milliards de dollars. La révélation de cet endettement non correctement reflété dans les comptes publics a suscité une crise politique et économique majeure dans le pays. Les autorités du nouveau gouvernement ont affirmé que cette dette avait été sous-estimée ou omise volontairement dans les données officielles communiquées par l’administration de Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 jusqu’à 2024. Ce qui suit est une analyse détaillée de ce dossier complexe.

Que disent les faits documentés ?

L’audit révélateur

Suite à un audit approfondi des finances publiques commandée par la nouvelle administration, la Cour des comptes du Sénégal a conclu que le niveau réel de la dette publique était bien plus élevé que les chiffres déclarés par le gouvernement précédent. Selon ces travaux, le ratio dette/PIB était significativement sous-estimé, et le découvert réel aurait été proche de 100 % du PIB à la fin de 2023, contre environ 74 % déclaré auparavant.

Confirmation par le FMI

La mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a visité Dakar a reconnu ces écarts, estimant qu’une part importante de la dette n’avait pas été correctement prise en compte dans les comptes publics. Le chef de la mission du FMI a déclaré que le Sénégal faisait face à une situation de dette “que l’on n’a jamais vue de cette ampleur en Afrique” et que ces anomalies expliquaient le retard dans la reprise d’un programme de financement avec l’institution.

Conséquences immédiates

  • Gel d’un appui financier de 1,8 milliard USD du FMI jusqu’à ce que les questions de transparence et de données soient clarifiées.
  • Dégradation de la note souveraine et difficultés accrues pour emprunter sur les marchés internationaux.

Conditionnalité et prescriptions

  • Le FMI conditionne tout nouveau soutien à la mise en place de mesures de transparence budgétaire, de rigueur fiscale et de prudence dans l’endettement, ce qui peut imposer :
  • Des réformes fiscales (hausse des taxes)
  • Des restrictions de dépenses publiques
  • Des ajustements structurels intensifs

Cela reflète l’approche dite de conditionnalité souvent critiquée pour sa pression sur les finances domestiques et les populations vulnérables.

Évolution quantitative de la dette publique sénégalaise (2000-2024)

Interprétation :

  • La dette publique est passée d’un niveau très faible (≈20 % du PIB) il y a deux décennies à plus de 100 % du PIB à la fin de 2024.
  • La révision récente qui intègre des engagements antérieurs non comptabilisés (dettes non consolidées, engagements auprès de banques privées, SOEs…) fait apparaître une explosion statistique de l’endettement.

Ce renversement des chiffres met en lumière la fragilité des systèmes de surveillance et de reporting, souvent pilotés conjointement par l’État, les institutions régionales (UEMOA/BCEAO) et le FMI.

Chiffres clés et transformations récentes

Qui est responsable ? Lecture politique vs. lecture technique

Accusations contre l’administration de Macky Sall

Les autorités actuelles affirment que les erreurs dans le calcul de la dette sous la présidence de Macky Sall ne résultent pas d’une simple maladresse statistique, mais d’un choix politique de sous-évaluer l’endettement réel afin de préserver l’accès aux marchés et de continuer à contracter des emprunts dans de meilleures conditions. Ces accusations reposent sur l’idée que masquer partiellement l’endettement a permis au Sénégal d’emprunter davantage et à des taux plus favorables qu’il n’aurait pu si les chiffres reflétaient la réalité.

Contestations officielles

Le camp de Macky Sall a vigoureusement contesté les allégations de dette « cachée », faisant valoir que :

  • La dette publique n’a jamais été réellement « cachée » : elle a simplement été mal reportée ou les données n’avaient pas été consolidées correctement selon certaines définitions techniques internationales.
    • Les mécanismes de surveillance régionaux (par la BCEAO et l’UEMOA) et internationaux (FMI, Banque mondiale) suivent rigoureusement les comptes des États membres, ce qui rend difficile une dissimulation volontaire de dettes aussi grandes sans détecteurs externes.
    • Macky Sall a lui-même dénoncé publiquement le concept de « dette cachée », affirmant que par définition la dette publique ne peut pas être dissimulée à ses partenaires internationaux.

Le rôle des institutions financières internationales

FMI et transparence budgétaire

Le FMI a mis l’accent sur la nécessité de transparence dans les données macroéconomiques et la gestion budgétaire pour tout accord de financement futur. La suspension des « disbursements » reflète sa politique consistant à conditionner l’aide à une information complète et fiable précisément pour éviter que de futurs voyants économiques ne soient faussés.

Une surveillance sélective. Les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, créanciers multilatéraux) affirment n’avoir découvert ces chiffres qu’après audit. Pourtant :

  • Elles validaient auparavant les cadres macroéconomiques,
  • Elles approuvaient les programmes budgétaires,
  • Elles facilitaient l’accès aux marchés financiers.

Cela pose une question centrale :

Comment une dette équivalente à plus de 40 % du PIB a-t-elle pu rester hors radar pendant des années ?

La mécanique de la “prédation douce” : Il ne s’agit pas nécessairement d’un complot, mais d’un système de dépendance structurelle :

Endettement encouragé : Les États sont incités à emprunter pour financer leur développement, souvent à travers :

  • Eurobonds à taux élevés
  • Prêts indexés sur des devises fortes
  • Financements conditionnés à des réformes structurelles

Transfert du risque vers l’État : Lorsque la situation devient critique :

  • Les créanciers sont protégés,
  • Les ajustements sont supportés par la population (austérité, fiscalité, réduction des services publics).

Réécriture du récit : Une fois la dette révélée :

  • La responsabilité est recentrée sur la « mauvaise gouvernance locale »,
  • Les institutions internationales apparaissent comme arbitres techniques, alors qu’elles ont participé à l’architecture du système.

Banques régionales et autres acteurs

D’autres acteurs comme la Banque mondiale ou les banques de développement régionales suivent également les données financières des États, même si l’audit approfondi du Sénégal reste principalement l’œuvre des autorités nationales et du FMI.

Analyse critique : transparence, responsabilité politique et narration publique
Complexité des comptes publics

Il est important de comprendre que les statistiques de dette publique peuvent varier selon les méthodes de consolidation et de traitement des engagements hors budget (ex. garanties d’État, dettes d’entreprises publiques, contrats d’investissement complexes) ce qui peut donner lieu à des divergences sans intention frauduleuse.

Politisation du terme « dette cachée »

Certains analystes estiment que Le terme « dette cachée » est davantage une expression politique qu’un terme technique strict utilisé à des fins de communication politique par certains acteurs pour discréditer leurs adversaires. Cela souligne une dimension essentielle : la narration autour de la dette est souvent instrumentalisée dans le débat politique, et les interprétations des chiffres peuvent varier selon les priorités des acteurs (gouvernement, opposition, institutions financières).

Conclusion : entre faits et interprétations

Le débat autour de la dette du Sénégal est réel et documenté. Il met en lumière plusieurs enjeux dont :

  • La nécessité de transparence et de rigueur statistique dans la gestion des finances publiques.
    • Le rôle des institutions financières internationales dans la surveillance et la conditionnalité des appuis financiers.
  • La politisation des diagnostics économiques, qui peut parfois dépasser l’analyse technique pure et s’inscrire dans un contexte de rivalités politiques intenses.

Ce dossier mérite une analyse critique continue, soutenue par des données publiques et des expertises indépendantes, afin que le Sénégal puisse confronter ses défis de dette tout en préservant la confiance de ses citoyens et de ses partenaires internationaux en mettant la justice au cœur de son intervention pour un assainissement des comptes publics et un respect strict de la transparence dans la gestion.

Les graphiques montrent que la dette du Sénégal n’a pas seulement augmenté elle a été rendue invisible pendant des années.

La prédation moderne sans chars ni soldats. La domination ne passe plus par l’occupation militaire, mais par la dépendance financière. Le mécanisme est connu :
1. Accès facilité au crédit international
2. Accumulation de dettes à taux variables ou élevés
3. Dépendance au refinancement
4. Conditionnalités imposées au nom de la stabilité
5. Réduction de la souveraineté budgétaire
Ce système ne pille pas par la force, mais par la règle. Il ne confisque pas les terres, il oriente les politiques publiques. En somme, la crise actuelle n’est pas un accident mais le résultat :

  • d’un modèle de financement dépendant,
  • d’une gouvernance budgétaire opaque,
  • et d’un système international qui tolère l’opacité tant que les remboursements sont assurés

 

Senegal’s Hidden Debt : When Financial Orthodoxy Undermines Sovereignty

For years, Senegal was presented as one of West Africa’s economic success stories, a stable democracy, a reform-oriented state, and a reliable partner for international finance. Yet recent revelations about the country’s true debt levels have shattered this narrative and exposed a deeper structural problem : a system in which financial opacity, institutional complacency, and global credit dynamics converge to undermine national sovereignty.
A debt that did not appear overnight
The recent audit of Senegal’s public finances revealed that the country’s debt-to-GDP ratio is not around 74%, as previously reported, but exceeds 110%. This is not a marginal correction. It represents a structural break and a political one.
Crucially, this debt did not suddenly emerge. It accumulated over more than a decade through off-budget liabilities, public enterprise borrowing, state guarantees, and complex financing mechanisms that were not fully integrated into official debt statistics.
This raises a fundamental question: how could such a gap exist for so long without triggering alarm bells?
The shared responsibility of global finance
While domestic governance failures must be acknowledged, the narrative that places sole blame on national authorities is incomplete.
International financial institutions including the IMF and major development lenders regularly assessed Senegal’s macroeconomic framework, endorsed its fiscal strategies, and facilitated access to international capital markets. Eurobond issuances, concessional loans, and development financing were approved under the assumption of debt sustainability.
The problem, therefore, is not simply one of mismanagement, but of systemic permissiveness.
A global financial architecture that rewards borrowing, tolerates opacity as long as repayments continue, and intervenes only once fiscal stress becomes undeniable creates perverse incentives. In such a system, transparency becomes reactive rather than preventive.
Debt as a mechanism of discipline
Once debt levels cross critical thresholds, the narrative shifts. What was previously framed as “development financing” becomes a justification for fiscal consolidation, austerity, and structural adjustment.
The burden of correction then falls disproportionately on citizens:
• reduced public investment,
• pressure on social services,
• constrained economic sovereignty.
This pattern is not unique to Senegal. It echoes experiences across the Global South, where debt increasingly functions less as a development tool and more as a mechanism of policy discipline.
Beyond blame: toward accountability and reform
The Senegalese case should not be read merely as a national failure, but as a warning signal.
It reveals:
• the fragility of debt surveillance mechanisms,
• the asymmetry of power between borrowers and creditors,
• and the political consequences of financial opacity.
True reform requires more than fiscal adjustments. It requires:
• transparent and comprehensive public accounting,
• independent debt audits,
• greater accountability of international financial institutions,
• and a rebalancing of the relationship between sovereign states and global finance.
A question of sovereignty
Debt, when opaque and externally constrained, ceases to be a technical issue. It becomes a political one.
For Senegal and for many countries navigating similar pressures the central question is no longer how to borrow, but who controls the terms of development.
Without transparency, sovereignty becomes symbolic.
Without accountability, stability becomes illusion.

 

Étude historique, théorique et littéraire autour du parcours du leader réformateur Ousmane Sonko (2014-2024)

Genèse d’une rupture (2014-2024)

L’histoire retiendra que les années 2014 à 2024 furent l’un de ces moments où la société sénégalaise bascule, non par hasard, mais par nécessité.

À travers tout le pays, les tensions accumulées : sociales, institutionnelles, économiques atteignaient un point critique. C’est dans cette atmosphère que surgit la figure d’Ousmane Sonko, jeune leader réformateur, porté par une génération déterminée à redéfinir les fondements de la République.

De vastes mobilisations populaires, parfois spontanées, parfois structurées, émergèrent autour d’une idée simple mais radicale : la souveraineté ne peut être déléguée sans contrôle, ni confisquée sans résistance.

Sonko ne fut pas seulement un acteur : il devint le symbole d’une transformation profonde du rapport entre citoyens et institutions. Son parcours s’inscrit désormais parmi les grandes séquences politiques qui ont marqué les réécritures républicaines dans l’histoire des nations.

De la contestation à la légitimité : L’Émergence d’un tribun populaire

Entre 2014 et 2022, Ousmane Sonko multiplia les prises de parole dans les universités, les marchés, les quartiers et les organisations locales. Sa force ne résidait pas tant dans la rhétorique que dans la capacité à reformuler, avec clarté, les maux ressentis par la population : fragilité institutionnelle, concentration excessive du pouvoir, inégalités flagrantes dans l’accès aux ressources, spoliation foncière, dilapidation des ressources du pays, sentiment d’abandon dans les zones rurales etc.

La structuration d’un mouvement national

De 2016 à 2019, le mouvement prit forme. Il ne s’agissait plus d’une simple contestation, mais d’un projet de société. Les comités citoyens, implantés jusque dans les régions les plus éloignées, devinrent des laboratoires où se discutaient réformes, modèles économiques alternatifs, innovations sociales. Les paysans, les commerçants, les maitres coranique, les femmes au foyer, la jeunesse tous commencèrent à parler de bonne gouvernance.

Ce réseau créa une légitimité nouvelle : horizontale, participative, décentralisée.

L’épreuve de la traversée du pays

L’année 2019 fut marquée par une longue traversée nationale, de l’extrême Nord aux frontières du Sud en passant par le centre après avoir parcouru l’Est et conquit l’Ouest du pays.

À chaque étape, Ousmane Sonko rencontra communautés paysannes, pêcheurs, ouvriers, enseignants, imams, chefs coutumiers, diaspora.

Ce voyage n’eut rien d’une tournée triomphale : il fut l’occasion d’une immersion sociologique, d’un relevé minutieux des fractures territoriales, d’une écoute directe des aspirations populaires.

C’est là que mûrit sa conviction : une réforme véritable doit partir des marges, non du centre et doit être portée par un peuple conscient des enjeux de l’heure.

La consolidation politique (2019)

En 2019, fort de cette légitimité construite sur le terrain, Sonko proposa une refondation républicaine articulée autour de trois axes :

  1. Rééquilibrage des pouvoirs (réformes institutionnelles profondes)
  2. Justice sociale et économique (redistribution, souveraineté, innovation locale)
  3. Démocratie participative (citoyenneté active et contrôle populaire)

Théorie politique de la refondation : principes et perspectives

La pensée de Sonko peut être comprise comme un républicanisme populaire rénové, inspiré à la fois : des traditions africaines de gouvernance communautaire, des théories contemporaines de la souveraineté citoyenne et des modèles historiques de refondation institutionnelle observés dans d’autres nations.

La souveraineté comme réalité active

La souveraineté, dans son approche, n’est pas un principe abstrait inscrit dans un texte. Elle doit être exercéevérifiableexpérimentée.

D’où la place centrale accordée aux assemblées locales (militants et sympathisants), aux contrôles citoyens et à la décentralisation effective.

La souveraineté n’est pas un mot à réciter dans les discours officiels. Elle ne se proclame pas : elle se pratique. Ousmane Sonko l’a compris très tôt, et c’est pour cela qu’il dérange. Parce qu’il a refusé la soumission déguisée, parce qu’il a nommé les chaînes là où d’autres parlaient de coopération, parce qu’il a osé dire que le Sénégal devait redevenir maître de son destin.

Avec Sonko, la souveraineté devient un acte de rupture. Rupture avec les logiques de dépendance économique. Rupture avec les accords iniques signés dans le dos du peuple. Rupture avec une monnaie qui prive les nations africaines de leur liberté de décision. Rupture, surtout, avec un système politique qui gouverne pour l’extérieur pendant que le peuple endure.

La souveraineté que porte Ousmane Sonko est populaire ou elle n’est rien. Elle appartient aux jeunes sans emploi, aux paysans oubliés, aux travailleurs précarisés, à toutes celles et ceux qui refusent de vivre à genoux. C’est une souveraineté qui descend dans la rue, qui résiste à la répression, qui ne recule pas face à la prison, aux procès fabriqués et aux interdictions arbitraires. Quand le pouvoir croyait étouffer un homme, il a réveillé un peuple.

Sonko a rappelé une vérité simple mais subversive : un État corrompu ne peut pas être souverain. Tant que les ressources nationales sont pillées, tant que les marchés publics servent des clans, tant que l’impunité protège les puissants, l’indépendance reste un mensonge. La lutte contre la corruption n’est pas un slogan moral, c’est une condition de libération nationale.

La souveraineté, c’est aussi produire ce que nous consommons, transformer ce que nous extrayons, décider de ce que nous signons. C’est refuser que le pétrole, le gaz, l’or et la sueur du peuple enrichissent ailleurs pendant que le pays s’endette. Avec PASTEF, la souveraineté devient un projet économique de dignité, fondé sur le travail local, la justice sociale et le contrôle national des richesses.

Face à ceux qui accusent Sonko de radicalité, la réponse est claire : il n’y a rien de plus radical que la domination acceptée. Ce qui est extrême, ce n’est pas de vouloir décider pour soi, c’est de continuer à obéir sans discuter. Ce qui est dangereux, ce n’est pas la rupture, c’est la résignation.

La souveraineté portée par Ousmane Sonko n’est ni un repli ni une haine de l’autre. Elle est un appel à une Afrique debout, solidaire, consciente de sa force. Une Afrique qui coopère librement, qui choisit ses partenaires, qui refuse les diktats. Une Afrique qui parle d’égal à égal.

Ousmane Sonko n’a pas seulement posé un diagnostic : il a ouvert un chemin. Et ce chemin n’appartient pas à un homme, mais à un peuple en marche. La souveraineté n’est plus une promesse lointaine. Elle est en train de se faire. Maintenant. Par nous. Pour nous.

L’État comme instrument, non comme finalité

Ousmane Sonko souligne que l’État ne peut être ni un héritage sacralisé, ni une machine technocratique éloignée des réalités. Il doit être un outil, façonné en permanence par le peuple pour répondre à ses besoins. L’État n’est pas une fin. L’État n’est pas au-dessus du peuple.

Ousmane Sonko a osé dire ce que le système refuse d’entendre : quand l’État devient une idole, il devient une arme contre ceux qu’il prétend servir.

Depuis trop longtemps, l’État sénégalais a été confisqué. Transformé en machine de domination, en refuge pour les privilèges, en bouclier pour les puissants. On a demandé au peuple de respecter l’État pendant que l’État le méprisait. On a exigé l’obéissance pendant qu’on pillait les ressources. On a parlé de stabilité pendant que l’injustice devenait la règle. Sonko a rompu avec ce mensonge.

Dans sa vision, l’État n’est qu’un outil révolutionnaire, un instrument collectif entre les mains du peuple pour transformer la société. S’il ne sert pas à nourrir, éduquer, soigner, libérer, alors il ne mérite ni respect ni loyauté. Un État qui opprime doit être déconstruit. Un État qui protège les prédateurs doit être repris.

Le combat de Sonko n’est pas une lutte pour le pouvoir, c’est une lutte pour reprendre l’outil confisqué. Police, justice, administration, finances publiques : tout doit cesser d’être au service d’une minorité pour redevenir l’arme de la majorité. Gouverner ne signifie pas régner. Gouverner, c’est exécuter la volonté populaire sans trahir.

Cette vision est révolutionnaire parce qu’elle renverse l’ordre établi. Elle refuse l’État qui se défend lui-même au lieu de défendre le peuple. Elle refuse l’État qui emprisonne pour se maintenir. Elle refuse l’État qui parle de loi pour masquer l’injustice. Quand la loi protège l’oppression, la légitimité change de camp.

Sonko affirme une vérité dangereuse pour le système : le peuple est supérieur aux institutions. Les constitutions, les administrations, les décrets, ne sont pas éternels. Ils n’ont de valeur que tant qu’ils servent la justice sociale, la dignité et la souveraineté. Sinon, ils doivent tomber. L’ordre n’est respectable que s’il est juste. La stabilité n’est acceptable que si elle libère.

Dans cette révolution politique, l’État doit être allégé, discipliné, réorienté. Fini l’État obèse qui consomme pendant que le peuple manque. Fini l’État clientéliste qui distribue des postes au lieu de produire du travail. Fini l’État policier qui réprime au lieu d’écouter. Place à un État sobre, ferme, radicalement tourné vers la production, la redistribution et la protection du bien commun.

Mais surtout, l’État de Sonko n’est pas autonome : il est surveillé, contrôlé, interpellé par le peuple organisé. La rue, la jeunesse, les travailleurs, les paysans ne sont pas des menaces : ils sont la source du pouvoir. La révolution commence là où le peuple cesse d’avoir peur de l’État et où l’État recommence à avoir des comptes à rendre.

Ousmane Sonko ne propose pas d’adorer l’État. Il propose de le dompter, de le transformer en outil de libération ou de le briser s’il refuse de servir car au-dessus de l’État, il y a une seule chose : le peuple conscient, debout et souverain.

La justice comme fondement de la stabilité

Aucune République ne peut perdurer sans justice équitable. La dynamique insufflée par Ousmane Sonko de 2016-2024 a montré que les inégalités, si elles ne sont pas corrigées, finissent par fissurer la cohésion nationale.

On nous a menti. On nous a répété que la stabilité venait du silence, de la peur, de l’obéissance. Ousmane Sonko a brisé ce mensonge : la stabilité sans justice est une illusion, un calme forcé qui prépare les tempêtes. Un pays n’est pas stable parce que les rues sont calmes. Il est stable quand le peuple se sent respecté. Il est stable quand la loi protège les faibles autant qu’elle contraint les puissants. Il est stable quand la justice ne tremble pas devant les privilèges.

Sonko l’affirme sans détour : l’injustice est la véritable source du désordre. Ce ne sont pas les revendications populaires qui menacent la paix, ce sont les détournements impunis, les procès politiques, la corruption protégée, les richesses volées au peuple. Chaque injustice non réparée est une bombe à retardement. Chaque abus couvert par l’État est une fissure dans la nation. Le système a fait de la “stabilité” une arme. Une stabilité pour les élites. Une stabilité pour les contrats opaques. Une stabilité pour l’impunité, pendant que le peuple endure.

Sonko refuse cette paix de façade. Il proclame une vérité simple et radicale : un État injuste est un État instable par nature. On peut réprimer, censurer, emprisonner. On peut retarder l’explosion. Mais on ne peut pas étouffer éternellement la dignité d’un peuple.

La justice, dans le combat de Sonko, n’est pas un discours : c’est une ligne de front. Justice contre les crimes économiques, justice contre le pillage des ressources, justice contre l’usage politique de la loi, justice contre l’impunité des puissants.

Il n’y aura pas de stabilité tant que certains seront au-dessus des règles. Il n’y aura pas de paix durable tant que la justice sera sélective. Il n’y aura pas d’ordre légitime tant que l’État protégera les prédateurs plutôt que les citoyens.

La justice est aussi sociale. Un peuple affamé n’est pas un peuple en paix. Un jeune sans avenir n’est pas un citoyen stable. L’inégalité est une violence permanente, et aucune police ne peut la contenir indéfiniment. Rétablir la justice sociale, c’est désarmer le désespoir. C’est reconstruire la confiance. C’est fonder une stabilité réelle, profonde, durable.

Ousmane Sonko porte une conviction dangereuse pour le système : juger les responsables, réparer les torts, rendre des comptes ne détruit pas la nation, cela la sauve. Ce n’est pas la justice qui menace l’ordre, c’est l’injustice qui le ronge.

La véritable stabilité ne se décrète pas. Elle se construit par la vérité, elle se consolide par l’équité et elle se défend par la justice. Voilà le combat. Voilà la ligne. Sans justice, il n’y aura jamais de stabilité.

Résonance littéraire : une nation en mouvement

Les récits de voyageurs, poètes et journalistes, artistes, ayant accompagné Ousmane Sonko décrivent une traversée quasi épique. On y voit des foules rassemblées sous le soleil, des villages isolés illuminés par des palabres nocturnes, des caravanes de jeunes marchant sur les pistes rouges, des chants de protestation mêlés aux prières du soir des femmes du bois sacré.

Le mémorandum prend ainsi une tonalité presque mythique : celui d’un peuple qui, après avoir longtemps marché dans l’incertitude, réapprend à nommer son destin.

Vers une République à reconstruire

De cette période (2016-2024), l’Histoire retiendra non la simple agitation politique, mais la naissance d’une nouvelle conscience citoyenne. Le parcours d’Ousmane Sonko de la contestation à la proposition, puis à la réflexion institutionnelle s’inscrit dans la lignée des grands moments de refondation que connaissent les nations lorsqu’elles renouent avec leur peuple.

L’avenir demeure ouvert.

Mais jamais depuis des décennies la République n’avait semblé si proche de son principe fondateur : un pays gouverné par son peuple et pour son peuple.

De la loyauté de l’ombre à l’exercice du pouvoir : le tandem Bassirou Diomaye Faye — Ousmane Sonko sous haute tension

Le compagnonnage : des racines solides, un pari audacieux
Le destin politique de Bassirou Diomaye Faye est étroitement lié à celui de Ousmane Sonko. Les deux hommes se rencontrent à l’époque où Faye travaille à la Direction générale des impôts, et c’est ensemble qu’ils fondent en 2014 le parti PASTEF « Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité ».
Faye devient rapidement l’un des principaux artisans du programme de Sonko, et après l’emprisonnement de ce dernier, il prend le relais en devenant secrétaire général du PASTEF dès 2021.
Quand, en 2024, la candidature de Sonko est invalidée, le pari apparaît risqué mais c’est dans ce contexte que Sonko décide de placer sa confiance en Faye : « Diomaye moy Sonko », affirme-t-il publiquement, attestant ainsi le transfert de son capital politique personnel sur le dos de son lieutenant.
La libération de Faye et de Sonko le 14 mars 2024, après des mois d’incarcération, jette les bases d’un changement historique.
Le 24 mars 2024, à peine dix jours après leur sortie de prison, Faye est élu président de la République du Sénégal, porté par l’espoir d’une rupture, d’une justice nouvelle, et par la popularité de Sonko.
Ainsi, pendant des années, Sonko a mis Faye en avant le faisant accéder successivement à la tête de PASTEF, puis à la présidence convainquant de nombreux Sénégalais qu’il portait aussi leurs espoirs de changement.
Le basculement : détachement, tensions et premiers craquements
Mais, selon de plus en plus de voix critiques, le lien d’intimité politique entre les deux hommes semble s’être distendu voire rompu.
• En novembre 2025 éclate une crise ambitieuse : Faye remplace à la tête de la coalition présidentielle une figure proche de Sonko, provoquant un tollé dans le camp de ce dernier. Beaucoup y voient un “recadrage” clair du chef de l’État vis-à-vis du Premier ministre.
• Officiellement, Faye a tenté d’apaiser les rumeurs en affirmant qu’il ne ferait jamais de mal à Sonko mais l’événement marque une rupture symbolique : le pouvoir semble désormais vouloir s’émanciper du “binôme”.
• Pour le parti et un certain nombre d’électeurs, c’est un signe que Faye commence à tisser son propre style, peut-être moins en tant que “bras droit” de Sonko, mais en tant que président cherchant son autonomie.
Ce changement provoque inquiétude et frustration chez ceux qui misaient sur une alliance indéfectible entre Faye et Sonko les “compagnons de lutte” d’hier, d’autant plus que le pays attendait des actes forts après les promesses de 2024.
La justice aux martyrs de la répression : promesses non tenues ?
L’un des engagements les plus symboliques de la transition post-Sall portait sur la justice pour les victimes des violences politiques sous l’ancien régime. Entre 2021 et 2024, au moins 80 personnes souvent des jeunes ont été tuées lors des répressions contre des manifestants.
• À l’ouverture du pouvoir, une loi d’amnistie adoptée avant l’élection avait pourtant permis la libération de Sonko et de Faye, mais avait aussi bloqué toute poursuite contre les auteurs des violences.
• En 2025, le parlement a finalement voté la suppression de l’amnistie pour les crimes graves (meurtres, tortures, disparitions), ce qui ouvrait théoriquement la voie à la justice.
• Mais, aux yeux de nombreux observateurs et familles de victimes, la justice tarde à se concrétiser. Beaucoup craignent que les enquêtes soient superficiales, que les mis en cause ne soient jamais poursuivis, ou que des intérêts politiques empêchent la vérité et les réparations. Plusieurs associations ont déjà manifesté leur désappointement.
Résultat : un sentiment d’abandon chez ceux qui avaient cru que Faye et Sonko incarneraient la “justice pour les martyrs”.
Réformes promises, réformes attendues ou abandonnées ?
Lors de son accession, la présidence de Faye avait été présentée comme le début d’une ère de réformes structurelles : institutions politiques, justice, économie, lutte contre la corruption, redressement macroéconomique… Le tout sous le slogan d’une “rupture” avec l’ancien régime.
• En mai 2025, Faye a lancé un “dialogue national”, appelant à une réforme profonde des institutions pour garantir une démocratie plus stable, inclusive et transparente.
• Techniquement, un plan ambitieux, le New Deal Technologique destiné à transformer le Sénégal en hub numérique a été lancé.
• Pourtant, un an après l’élection, bilan global est jugé “contrasté”. Les réformes institutionnelles, notamment la réduction du pouvoir présidentiel promise, sont au point mort officiellement en raison du manque de majorité parlementaire.
• Pour beaucoup, le rythme est trop lent, les priorités mal fixées, voire inexistantes. Les problèmes socioéconomiques chômage des jeunes, déficit budgétaire, endettement, coûts de la vie continuent d’accabler le pays.
Ainsi, pour un nombre croissant de citoyens, le “changement” promis ressemble de plus en plus à un statu quo, voire à une fossilisation du pouvoir autour d’une nouvelle élite.
Vers une “fossilisation” du pouvoir ? Entre ambitions et dérives
Ce glissement du “duo historique” au pouvoir centré autour de Faye inquiète. Plusieurs éléments suggèrent une consolidation d’un pouvoir “personnalisé” :
• Le recentrage de la coalition autour de Faye en novembre 2025, via le remplacement des têtes supposées proches de Sonko, est souvent interprété comme un moyen de verrouiller le pouvoir et d’affirmer une autonomie présidentielle.
• Dans un contexte de crise économique et de dette publique (dévoilée après audit), les promesses de réforme semblent repoussées ou diluées, alors que l’urgence sociale et financière reste forte.
• Le contraste entre l’allant militant/réformiste au moment de l’élection et l’attitude plus technocratique voire attentiste aujourd’hui renforce le sentiment que Faye cherche à stabiliser son pouvoir plutôt qu’à incarner une véritable rupture.
Pour un segment significatif de l’électorat, la “libération” promise en 2024 s’apparente aujourd’hui à une substitution du régime, plutôt qu’à une transformation en profondeur.
Un pari risqué, un espoir en sursis, un pays en attente
C’est un paradoxe saisissant : l’homme que Sonko a porté en 2024 pour porter l’espoir d’une nouvelle ère symbolique, institutionnelle, sociale peine aujourd’hui à convaincre qu’il incarne toujours ces aspirations.
Le compagnonnage de dix ans entre Faye et Sonko avait été perçu comme un gage de cohérence, de fidélité et de capacité à incarner une alternative crédible au statu quo. Mais les signes récents montrent que ce compagnonnage s’effrite non seulement politiquement, mais dans l’imaginaire populaire.
Les “martyrs” des répressions passées, qui avaient cru en la “justice avec Faye”, attendent toujours la vérité. Les jeunes, principaux soutiens du mouvement de 2024, continuent de souffrir du chômage, de l’inflation et de l’absence de réformes structurelles.
Aujourd’hui, le Sénégal semble à un carrefour : soit le pouvoir actuel reprend le cap des réformes sérieuses, de la justice, de la redistribution, et réconcilie les promesses avec les actes soit le pays risque de glisser dans une désillusion profonde, où la fossilisation du pouvoir remplacera la rupture tant espérée.

L’Équilibre Délicat entre Liberté et Égalité : Surmonter la Confusion au Sein du Tandem Ousmane Sonko – Diomaye Faye pour le Développement du Sénégal

 

Contexte
Une confusion notable règne actuellement au sein du tandem formé par Ousmane Sonko, Premier ministre, et Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal. Cette situation, étalée sur la place publique, est perçue par beaucoup de Sénégalais comme une crise d’autorité, ainsi que le souligne Ousmane Sonko. Cependant, cette confusion ne semble pas avoir de fondement politique mais apparaît plutôt comme un problème rythmique dans la mise en œuvre du projet PASTEF, marqué par un passé récent difficile.

Rappel du Passé du PASTEF

Au Sénégal, le parti Pastef a été dissout dans la foulée de l’arrestation de son président Ousmane Sonko. Crée en 2014, il était devenu très vite, en 9 ans, une des plus importante formation politique du pays.
Le PASTEF et son président ont traversé des périodes extrêmement difficiles : mise au banc de la société, martyre, assassinats, exils, écartements et diabolisation. Malgré ces épreuves, le PASTEF est aujourd’hui parvenu au pouvoir et doit faire face aux défis de la gouvernance.

Enjeux Actuels et Perspectives
Il est crucial de rappeler à toutes et à tous que, dans l’exercice du pouvoir, il est impératif de faire face aux enjeux de l’heure avec discernement. Deux principes fondamentaux doivent guider l’action politique : L’Équilibre Délicat entre Liberté et Égalité

– La pleine liberté sans égalité risque de conduire à une situation de « jungle » où les plus forts priment sur les plus faibles.

Dans la quête d’une société juste et prospère, les concepts de liberté et d’égalité sont souvent au cœur des débats politiques et philosophiques. Deux extrêmes peuvent menacer l’équilibre d’une nation : une liberté sans égalité et une égalité sans liberté. Cet article explore les risques associés à ces deux situations et souligne l’importance de trouver un équilibre harmonieux entre ces deux valeurs fondamentales.
La Pleine Liberté sans Égalité : La « Jungle » des Inégalités
Une société où la liberté est totale mais où l’égalité n’est pas garantie risque de dégénérer en une sorte de « jungle » sociale. Dans un tel environnement, les individus les plus forts, qu’ils soient économiquement, physiquement ou politiquement, tendent à dominer les plus faibles. Cela peut conduire à :
L’accroissement des inégalités : Sans mécanismes pour assurer une certaine égalité des chances ou pour protéger les plus vulnérables, les écarts entre les différents groupes de la société peuvent se creuser de manière dangereuse.
L’exploitation des faibles : Les plus puissants peuvent exploiter leur position pour tirer profit des moins puissants, exacerbant ainsi les tensions sociales.
L’instabilité sociale : L’absence d’équilibre entre liberté et égalité peut mener à des troubles sociaux et à une insatisfaction croissante parmi les populations les moins favorisées.

– La pleine égalité sans liberté peut aboutir à une situation de « prison » où l’absence de libertés individuelles étouffe l’initiative et la créativité. La Pleine Égalité sans Liberté : La « Prison » de la Conformité

La Pleine Égalité sans Liberté : La « Prison » de la Conformité
À l’autre extrême, une société qui prêche une égalité absolue mais au détriment des libertés individuelles peut sombrer dans une forme de « prison » collective. Dans ce scénario :
L’étouffement de l’initiative et de la créativité : Sans liberté d’expression, d’action ou d’innovation, les individus peuvent être découragés de prendre des initiatives ou de créer, ce qui nuit au progrès et au développement.
La restriction des choix personnels : Une égalité imposée sans considération pour les libertés individuelles peut mener à une uniformité qui ne tient pas compte des aspirations et des talents uniques de chaque personne.
Le risque d’autoritarisme : Pour maintenir une égalité stricte, les autorités peuvent être tentées d’imposer des contrôles sévères, limitant ainsi les libertés fondamentales.

L’Équilibre Nécessaire pour une Société Harmonieuse

Il est clair que ni la liberté sans égalité ni l’égalité sans liberté ne sont des modèles viables pour une société équilibrée. Un juste milieu doit être trouvé, où :
– Les libertés sont garanties pour permettre l’expression, l’innovation et le progrès.
– L’égalité des chances est promue pour réduire les inégalités excessives et protéger les plus vulnérables.

– la reddition des comptes appliquée dans toute sa rigueur.

Appel à la Hauteur et à la Dépassionnalisation

Pour surmonter la confusion actuelle et œuvrer efficacement pour le développement du Sénégal, il est essentiel de prendre de la hauteur par rapport à nos émotions et aux tensions passées et actuelles. Cela nécessite :
– Une prise de recul pour analyser les situations avec objectivité.
– Un engagement à dépasser les querelles de personnes pour se concentrer sur les objectifs de développement national.
– Une action concertée pour promouvoir à la fois la liberté et l’égalité, piliers d’une société équilibrée et juste.

Conclusion
Le Sénégal est à un moment charnière de son histoire. Les défis sont nombreux mais les opportunités de développement sont réelles. En dépassant la confusion actuelle et en adoptant une approche équilibrée qui valorise à la fois la liberté et l’égalité, les dirigeants du PASTEF, en collaboration avec tous les acteurs de la nation, peuvent œuvrer pour un Sénégal prospère et harmonieux.

Le corps des Tirailleurs Sénégalais : Un Héritage de Courage, Pas de Trahison

Photo prise le 14 juillet 1939 de troupes coloniales, massivement constituées de tirailleurs sénégalais, défilant sur les Champs-Elysées à Paris. Source AFP

Les tirailleurs sénégalais, souvent entourés de controverses, sont parfois perçus comme des symboles de trahison envers leur propre continent en raison de leur participation aux guerres coloniales. Cependant, une analyse approfondie de leur contexte historique, de leurs motivations et de leur engagement révèle une réalité bien différente. Ce corps d’armé, loin de représenter une trahison, incarne un sacrifice et une lutte pour la dignité face à une oppression coloniale avérée.

1. Contexte Historique de mise en place 

Le mardi 21 Juillet 1857, Napoléon III signe le Décret de Plombières-Les-Bains qui donne naissance au corps des « Tirailleurs Sénégalais ». Ce texte fait suite à la carence de recrues venues de métropole, constatée par le Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale Française, Louis FAIDHERBE.

FAIDHERBE étant installé à DAKAR au Sénégal, ce Corps allait prendre le nom de Tirailleurs Sénégalais. Nom générique, car ces soldats viendront non seulement du Sénégal mais de toute l’Afrique Occidentale Française et parfois de l’Afrique Équatoriale Française.
Par ailleurs, ils se distinguaient des Tirailleurs Algériens et Marocains rassemblés dans « L’Armée d’Afrique ».
Au départ, le Corps des « Sénégalais » fut composé d’anciens esclaves qui retrouvaient leur liberté au prix d’une douzaine d’années d’engagement.

Ainsi, les tirailleurs sénégalais étaient des soldats africains incorporés dans l’armée française, majoritairement durant les deux guerres mondiales. À l’époque, les jeunes hommes des colonies n’avaient guère d’autres options économiques ou sociales. S’engager dans l’armée était pour beaucoup une manière de servir leur pays tout en espérant obtenir un statut meilleure, des droits civiques et une reconnaissance.

Argument clé : La contrainte et l’opportunité

Il est essentiel de noter que beaucoup de ces hommes n’ont pas choisi le combat pour la France sur un coup de tête, mais plutôt parce qu’ils évoluaient dans un système colonial qui leur offrait peu d’alternatives pour sortir de la pauvreté et de l’asservissement. Leur participation à la guerre, bien que sous l’emblème colonial, peut donc être vue comme une réponse pragmatique à des réalités économiques et sociales difficiles, plutôt qu’une trahison de leur continent. Il s’y ajoute que depuis le début de la première guerre mondiale , l’armée française enrôle par décrets spéciaux à une cadence accélérée. Des recrutements brutaux et répressifs contre lesquels les populations se sont rebellées et soulevées en 1915 et 1916

2. Un Service Digne et Héroïque

Les tirailleurs sénégalais ont fait preuve d’un courage exceptionnel sur les champs de bataille de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont non seulement combattu avec bravoure, mais leur participation a souvent changé le cours de batailles importantes. Par exemple, au cours de la bataille de Verdun, leur engagement a fait éclore l’admiration dans les rangs français.

Sur la route de Verdun, des tirailleurs sénégalais marchent en direction du front, Meuse, 27 juillet 1916. Réf. : SPA 9 N 233 © Pierre Pansier/ECPAD/Défense

Argument clé : La valeur du sacrifice

Jusqu’en 1905, ce Corps intègre donc des esclaves rachetés à leurs maîtres, puis des prisonniers de guerre et même des volontaires ayant une grande diversité d’origines. Le 2 juillet 1912, un décret fixe le recrutement par voie de réquisition : les « indigènes de race noire du groupe de l’Afrique Occidentale Française peuvent en toutes circonstances être désignés pour continuer leur service en dehors du territoire de la colonie », pour une durée de service actif de quatre ans.

En Afrique Française du Nord et surtout au Maroc, des unités de l’Armée Coloniale, européennes ou Africaine (12 Bataillons), servaient dans le cadre de la Pacification.

Lorsque les tirailleurs se sont battus pour la France, ils ne se sont pas battus contre leur patrie ; ils se sont battus pour un idéal qui, bien que lui aussi colonial, impliquait la défense de leurs concitoyens européens et la promesse d’un monde meilleur. Loin de trahir l’Afrique, ils ont, par leur sacrifice, rappelé à tous que les peuples colonisés faisaient partie intégrante de l’histoire européenne.

3. Un Acte de Résistance et de Revendication

La mémoire des tirailleurs sénégalais ne doit pas se limiter à leur rôle militaire. Leur engagement militaire peut également être interprété comme un acte de résistance sur le long terme. Beaucoup d’entre eux rentrés des guerres ont été à l’origine de mouvements nationalistes et de la lutte pour les indépendances africaines. Le soulèvement du bataillon des tirailleurs sénégalais en décembre 1944 à Thiaroye, au Sénégal, constitue un événement marquant dans l’histoire coloniale et postcoloniale de l’Afrique de l’Ouest. Cet épisode tragique, souvent oublié ou sous-estimé, mérite d’être revisité non seulement pour honorer la mémoire des victimes, mais aussi pour comprendre son impact profond dans la lutte pour la décolonisation et la restauration de la dignité du peuple noir.

Argument clé : L’émergence d’un nationalisme

Des figures emblématiques de la décolonisation, telles que Léopold Sédar Senghor ou Ahmed Sékou Touré, ont souvent été influencées par les expériences des tirailleurs sénégalais, qui ont compris que le service militaire pouvait être un moyen de revendiquer des droits. Ce parcours vers la décolonisation fait des tirailleurs des acteurs importants dans la construction d’une conscience nationale africaine.

4. L’Héritage à Rappeler

Le souvenir des tirailleurs sénégalais ne doit pas être entaché par un jugement simpliste de trahison. Leur héritage est destiné à rappeler les sacrifices nécessaires pour faire face à l’oppression, et il est vital de réhabiliter leur mémoire dans le contexte de la décolonisation.

Argument clé : Éducation et mémoire collective

En intégrant leur histoire dans l’éducation, on rend hommage à l’apport de ces hommes, tout en encourageant les nouvelles générations à réfléchir sur leur propre engagement face à l’injustice. Rappeler leur sacrifice, c’est affirmer que leur contribution ne peut pas être réduite à une simple trahison, mais doit être reconnue comme une étape importante vers la lutte pour la dignité et la liberté. Célébrer la mémoire du massacre de Thiaroye, c’est non seulement rendre hommage aux tirailleurs sénégalais, mais aussi restaurer la dignité du peuple noir. En reconnaissant cette tragédie, nous ouvrons la voie à une réflexion collective sur les injustices subies durant la colonisation. La mémoire de Thiaroye rappelle l’importance de la lutte contre le racisme, l’inégalité et les violences systématiques qui continuent d’affecter les sociétés africaines aujourd’hui.

Conclusion

Le bataillon des tirailleurs sénégalais ne peut en aucun cas être traité comme ayant trahi l’Afrique. Ils étaient le produit d’un système colonial complexe, mais leur engagement a révélé une profonde humanité et un désir de dignité. En honorant leur mémoire, nous avons l’opportunité de nous souvenir non seulement des luttes passées, mais aussi d’inspirer une réflexion sur notre avenir collectif. Ils incarnent un héritage de courage qui mérite d’être célébré et compris dans toute sa complexité.

Cérémonie d’investiture de la coalition SONKO PRÉSIDENT 2024: « Mane Ci La Bokk ».

Voilà donc cinq mois que le Président du parti politique PASTEF créé en janvier 2014, Ousmane Sonko, est aux mains d’une détention arbitraire visant à anéantir son projet politique qui incarne le renouveau démocratique et la participation de tous les citoyens sans distinction aucune, à l’effort de développement du Sénégal.

En l’espace d’une décennie, cet homme aux vertus honorables a su mettre à la disposition des Sénégalais de tous bords, les clés de la compréhension de l’action politique tout en mettant en évidence l’importance de l’engagement citoyen et de l’amour pour sa patrie.

Sans l’investiture de ce 30 décembre 2023 qui acte un énième saut d’obstacle pour sa participation à l’élection présidentielle du 25 février 2024, combien de jeunes Sénégalais auraient combattus l’injustice en vain ?

Combien de résistants aguerris auraient eu raison d’abandonner le combat de la liberté en s’adonnant à l’immigration clandestine ?

Barsakh, Nicaragua, que sais-je …

À l’heure où nous nous rassemblons pour célébrer à nouveau un moment historique de la vie politique de notre nation : je veux parler de l’investiture de notre candidat Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de février 2024, le Sénégal est encore suspendu à la décision du Conseil Constitutionnel du simple fait d’une administration assujettie au président de « Benno tass yakaar ».

Comme disait l’autre, « on n’arrête pas la mer avec ses bras ». Aujourd’hui, c’est avec un profond honneur et une grande responsabilité que nous confions notre avenir à cet homme visionnaire, dévoué et engagé.

Puisse la cérémonie de ce jour se dérouler dans la résurrection de la ferveur de tous les patriotes tombés au front sans oublier les mutilés, les exilés et les prisonniers politiques en qui cet homme éveilla l’élan vital.

Profitons également de ce moment historique, fruit de dur labeur et de résilience sans faille pour rendre un vibrant hommage aux personnes âgées et aux femmes qui nous ont accompagné tout le long.

Après soixante-trois ans d’indépendance, l’Homme Sénégalais à qui, la France colonisatrice a vendu une semi-liberté, réexprime à nouveau comme l’avaient fait ses aïeuls, la ferme volonté d’observer et de faire observer le droit de son peuple à disposer de lui-même. Non seulement il exclut pour son peuple toute forme de cession et d’annexion quelconque, mais il établit un lien entre son consentement et la structure dans laquelle il doit se développer et trouver son bonheur.

Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis l’entrée en politique du Président Ousmane Sonko, a fini par inonder toute l’étendue du territoire Sénégalais. Ce soir du 30 décembre 2023, partout dans notre pays, à Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque, Diourbel, Bambey, Mbacké, Touba, Fatick, Foundiougne, Gossas, Kaffrine, Birkilane, Koungheul, Malem-Hodar, Kaolack, Guinginéo, Nioro du Rip, Kédougou, Salémata, Saraya, Kolda, Médina Yoro Foulah, Vélingara, Louga, Kébémer, Linguère, Matam, Kanel, Ranérou, Saint-Louis, Dagana, Podor, Sédhiou, Bounkiling, Goudomp, Tambacounda, Bakel, Goudiry, Koumpentoum, Thiès, Mbour, Tivaouane, Ziguinchor, Bignona Oussouye et dans la diaspora, les patriotes sont debout, comme un seul Homme. Ils œuvrent à l’unissons dans le « MOME SA REW ».

Ousmane Sonko n’a nul besoin d’une gloire usurpée : ce n’est pas lui qui a créé « gatsa gatsa », libération, résistance, souveraineté, c’est Cheikh Ahmadou Bamba, Aline Sitoé Diatta, Lat Dior Ngoné Latyr Diop, Bour Sine Coumba Ndofféne, Cheikh Anta Diop et tant d’autres. Ce n’est pas lui qui a annoncé pour la première fois l’idée de rupture dans la gestion des affaires de la citée. Ce n’est pas lui qui a fait les patriotes mais c’est lui qui a rassemblé, organisé et orienté l’action vitale de notre union sacrée.

Cette coalition Sonko Président 2024, qui regroupe en son sein diverses forces vitales de la Nation, est l’unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu’au soir du 25 février 2024, le suffrage des Sénégalais valablement exprimé sera en faveur du changement que nous incarnons.

Nous avons fait le choix de notre candidat Ousmane Sonko car il symbolise l’espoir et le renouveau pour notre cher pays. Son engagement envers la justice sociale, la transparence et l’équité a inspiré des millions de Sénégalais à croire en un avenir meilleur.

Ousmane Sonko a consacré sa vie à la lutte contre la corruption et les inégalités qui ont longtemps freiné notre développement en tant que Nation. Il est temps de mettre fin à l’injustice et de permettre à chaque citoyen de réaliser son plein potentiel en votant massivement pour la coalition Sonko Président 2024 le 25 février prochain. Et pour le faire, dans les prochains jours, le Conseil Constitutionnel se doit de dire le droit, oui, tout le droit et rien que le droit.

Ensemble, avec le Président Ousmane Sonko, nous nous sommes engagés à mettre en place des réformes économiques et sociales audacieuses. Nous sommes déterminés à créer un environnement propice à l’investissement, mais aussi à lutter contre les monopoles, afin que chaque Sénégalais puisse bénéficier des fruits de la croissance économique.

La jeunesse avec laquelle nous avons tissé un lien fort, constitue l’épine dorsale de notre programme. Il s’agira de redéfinir le système éducatif, d’adapter les formations supérieures aux exigences du développement et en fonction de nos potentialités. Nous mettons un point d’honneur à restaurer la dignité bafouée de la femme Sénégalaise et à mieux protéger nos enfants à travers plusieurs mécanismes : sanitaires, juridiques et professionnels.

La coalition Sonko Président 2024 s’est également engagée à renforcer nos institutions démocratiques et à garantir la participation active de tous les citoyens dans les processus décisionnels. Nous croyons fermement en la valeur de la démocratie participative, et INCHA’ALLAH, cette présidence marquera un tournant dans la façon dont le gouvernement s’engage avec les citoyens.

En tant que Président de la République du Sénégal, Ousmane Sonko défendra également notre environnement précieux. Il mettra en œuvre des politiques pour lutter contre le dérèglement climatique et préserver nos ressources naturelles. Il sait que la protection de notre terre et de notre biodiversité est non seulement essentielle pour notre survie, mais aussi pour la prospérité de notre pays.

Mes chers compatriotes, aujourd’hui, nous nous engageons ensemble à écrire un nouveau chapitre de notre histoire. Notre candidat Ousmane Sonko est prêt à relever les défis auxquels nous sommes confrontés et à guider notre Nation vers un avenir prometteur. Mais il ne peut pas le faire seul. Il a besoin de notre soutien, de notre engagement et de notre participation active.

Ensemble, nous pouvons construire un Sénégal plus juste, plus prospère et plus uni. Un Sénégal où chaque voix compte, où chaque citoyen a la possibilité de réussir et où la dignité de tous est respectée.

Chers compatriotes, je vous exhorte à nous rejoindre dans cette nouvelle ère d’espoir et de transformation. Unissons-nous avec Ousmane Sonko et travaillons ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour notre nation.

Vive le Sénégal ! Vive notre unité !

Le Conflit Israélo-Palestinien : le festin insatiable de l’ogre Tsva ha-Haganah le-Israël. L’appétit vient en mangeant

Cher lecteur, préparez-vous à une plongée satirique dans le tumultueux et sans fin conflit israélo-palestinien. Dans cette pièce de théâtre politique qui se joue depuis soixante-quinze ans, nous retrouvons un colon et un colonisé : le premier, bien sûr Israël avec la clique d’impérialistes et le second, la Palestine et je ne sais plus avec qui.

Mais attention, derrière ces deux noms se cachent des acteurs bien plus complexes : l’appétit insatiable de l’ogre Tsva ha-Haganah le-Israël (Tsahal) et une ONU devenue un rassemblement de lanceurs d’alerte peu crédible pour assumer la responsabilité de garantir la paix dans le monde. Elle, Oui, l’ONU, elle a pris d’innombrable résolutions non observées par l’ogre, quelle a fini par se fossiliser.  Espérons que les avancées technologiques et le développement de L’IA vont nous permettre après l’avoir exhumé des entrailles de l’histoire, de dresser son ADN.

Je me demande, lequel allons-nous choisir : celui d’après ou d’avant-guerre ?

Je ne détiens plus la réponse, cependant, le but étant de pouvoir redonner vie à rien, à la SDN, je veux dire à l’ONU.L’histoire commence avec le « yishouv », un mouvement sioniste qui rêvait de faire naître un État d’Israël sur la terre de Palestine. Oh oui, le Seigneur Yahvé les apprécie tellement (pour avoir respecté ses commandements) qu’il leur a réservé une terre rien que pour leur peuple. Quiconque aurait le malheur de l’habité un jour, devra le quitter à coup de canons sous les applaudissements et les félicitations des occidentaux. Et c’est ainsi que l’ogre Tsva ha-Haganah le-Israël est né, grandissant sans cesse et dévorant tout sur son passage. Avec une armée puissante et bien équipée, Israël étend son territoire et s’impose enfin comme une force incontournable dans la région. Bien sûr, c’est le peuple élu de Dieu (Dieu étant la somme d’une majorité de la classe politique occidentale excepté le petit Jésus Français qui prêche partout « aimons-nous les uns les autres comme mon Père nous a aimé »). Le malheur, c’est que le petit Jésus, il est déjà catalogué Islamo-gauchiste.La Palestine, quant à elle, est comme un petit poisson dans l’océan, tentant désespérément de résister à l’appétit vorace de l’ogre. Les Palestiniens ont été relégués dans des territoires de plus en plus restreints, leurs droits bafoués et leur voix étouffée. Ils se battent vaillamment, mais leurs forces sont disproportionnées face à la machine militaire et médiatique occidentale. Petite précision d’une erreur que je n’ai pas envie d’admettre en public mais que je corrige quand même en espérant que le lecteur ne se rende compte de rien, je veux dire, la machine militaire et médiatique israélienne.

Dans cet étrange ballet politique, une autre facette mérite d’être mise en lumière : la passivité de certains pays arabes face à l’ogre israélien, en échange de la normalisation des relations.

Qui ne voudrais pas faire la paix avec le peuple élu de Dieu ?
Imaginez un instant un conte de fées dystopique, où ceux envers qui les Palestiniens espèrent une assistance et soutien décident de faire la paix avec l’ogre affamé plutôt que de défendre leur voisin opprimé. L’ogre, avide de pouvoir et de territoire, tend la main aux pays arabes voisins, promettant des liens économiques et diplomatiques en échange de leur silence sur la question palestinienne. Oh, je voulais dire le peuple élu de Dieu tend la main au pays arabes voisins. Ces pays Arabes étant généralement sous le contrôle d’un pouvoir tyrannique et totalitaire. Ainsi, l’ogre Tsva Haganah se délecte de cette normalisation, grignotant petit à petit les espoirs et les droits du peuple palestinien. Pendant ce temps, certains pays arabes se vantent de leurs nouvelles relations avec l’ogre, ignorant l’injustice criante qui se déroule sous leurs yeux.Mais n’est-ce pas là, une triste comédie ?

Ces pays arabes ne réalisent-ils pas que leur pacte avec l’ogre ne fera que renforcer son appétit ? 

Leurs gestes de normalisation ne font que cautionner les exactions commises contre les Palestiniens et perpétuer un cycle de violence et d’oppression.

Et que dire de l’ONU, cette institution censée apporter la paix et la justice dans le monde ?

Malheureusement, elle est devenue un théâtre de marionnettes, où les lanceurs d’alerte prennent le devant de la scène, mais sans vraiment pouvoir agir. Les résolutions se succèdent, condamnant les actions d’Israël, mais sans réelle conséquence. L’ogre Tsva ha-Haganah le-Israël continue de dévorer, imperturbable.Cette situation absurde soulève plusieurs questions :

Comment peut-on prétendre à la paix lorsque l’appétit de l’ogre est sans fin ?

Comment l’ONU peut-elle être crédible si elle reste impuissante face à cet ogre vorace ?Dans ce théâtre du monde, les acteurs changent, les décors évoluent, mais le scénario reste inchangé. Les victimes continuent de souffrir et les puissants continuent de se nourrir de leur misère.Alors, cher lecteur, il est peut-être temps de mettre fin à cette farce tragique. Il est peut-être temps de rechercher des solutions réelles et durables pour mettre fin à ce conflit sans fin. Car tant que l’ogre Tsva Haganah continuera à dévorer, la paix restera un rêve lointain.Et souvenez-vous, derrière chaque situation politique complexe se cachent des histoires humaines, des vies déchirées et des espoirs brisés. Il est temps de mettre fin à ce festin insatiable et de construire un monde où la paix et la justice prévalent.

Gaza sous une pluie de bombes: L’ONU face à la crise humanitaire et au traitement des crimes de guerre.

Depuis plusieurs semaines, la situation à Gaza s’est détériorée de manière alarmante. Les bombardements incessants d’Israël ont engendré des milliers de morts civils, dont une proportion alarmante d’enfants. Malgré les appels répétés des organisations internationales telles que l’ONU, Amnesty International, Médecins Sans Frontières et d’autres voix autorisées, Israël continue de perpétuer des crimes de guerre et d’ignorer les demandes de désescalade et de respect des droits humains. Dans cet article, nous examinons les hypothèses sur la capacité de l’ONU à garantir un dialogue humanitaire et à remplir pleinement son rôle dans cette situation périlleuse.

Hypothèse 1: L’ONU et son rôle dans le dialogue humanitaire.
L’une des hypothèses est que l’ONU dispose encore des moyens pour engager un dialogue humanitaire dans cette crise. En tant qu’organisation internationale, l’ONU a la capacité de mobiliser des ressources, de coordonner les efforts humanitaires et de faciliter les négociations entre les parties en conflit. Elle peut utiliser ses canaux diplomatiques et ses mécanismes de résolution des conflits pour tenter de trouver une solution pacifique. Cependant pour y arriver, il faudra tout d’abord que les pays qui composent le Conseil de sécurité puissent s’accorder sur le traitement de la question. À l’heure actuelle, après le rejet, la semaine dernière, de deux projets de résolution visant à répondre à la crise à Gaza, le Conseil de sécurité a, récemment encore, échoué à adopter deux textes concurrents, l’un présenté par les États-Unis, l’autre par la Fédération de Russie, à l’issue de votes qui ont donné lieu à des clivages manifestes, l’Équateur regrettant que l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales se transforme en « arène où s’expriment les rivalités de ses membres ».

Hypothèse 2: La réaction des pays membres de l’ONU
Une autre hypothèse concerne la réaction des pays membres de l’ONU face à cette crise. Certains pays pourraient être prêts à exercer une pression politique et économique sur Israël pour l’inciter à respecter les droits humains et à mettre un terme aux bombardements sur Gaza. Cependant, d’autres pays pourraient soutenir Israël, compliquant ainsi les efforts de l’ONU pour trouver une solution positive.

D’ailleurs le texte américain, qui a recueilli 10 voix pour, a été rejeté en raison d’un veto de la Chine et de la Fédération de Russie, les Émirats arabes unis ayant également voté contre.  Le Brésil et le Mozambique se sont abstenus.  Celui de la Fédération de Russie s’est soldé par un nombre insuffisant de voix en faveur -Chine, Gabon, Émirats arabes unis et Fédération de Russie–, le texte ayant également suscité les votes contre des États-Unis et du Royaume-Uni, et recueilli 9 abstentions.

Les porte-plume des deux textes ont pris la parole avant leur mise aux voix, dans l’espoir de rallier le soutien des autres membres du Conseil.  Estimant qu’il s’agissait d’un « moment de vérité », la délégation américaine a assuré avoir tout mis en œuvre pour parvenir à un « consensus autour d’une résolution forte et équilibrée », en multipliant les concertations non seulement avec les « Quinze », y compris la Russie, mais aussi avec de nombreuses organisations humanitaires sur le terrain, pour renforcer « la diplomatie directe et urgente soutenue par la grande majorité des membres du Conseil ».

Washington, après son recours au veto la semaine dernière, tente à l’évidence de faire adopter un nouveau texte « rempli de dispositions politisées, inadéquates et extrêmement douteuses », en a conclu la délégation russe.

« Le projet américain ne contient toujours pas d’appel au cessez-le-feu.  Il ne condamne pas les attaques aveugles contre des civils et des biens civils à Gaza.  Il ne dénonce pas les actes visant à réinstaller de force des civils », a-t-elle poursuivi, en jugeant que les États-Unis ne veulent « tout simplement pas » que les décisions du Conseil « influencent d’une manière ou d’une autre » l’« intervention violente » d’Israël à Gaza, laquelle, accompagnée de violations flagrantes du droit international humanitaire, risque de régionaliser le conflit, voire de l’internationaliser.

La Chine a justifié son votre contre le projet de résolution américain « pour des raisons de droit et de conscience », au nom du « principe de justice » et à la suite des appels lancés par les pays arabes.  Ce texte « déséquilibré » et « ambigu », aux modifications « cosmétiques », « mélange tout » et, en cas d’adoption, aurait donné le « feu vert » à une action militaire d’envergure d’Israël et à l’escalade du conflit.  Or, a pointé le représentant chinois, il ne fait aucune référence aux causes profondes de la crise humanitaire dans la bande de Gaza et n’exhorte pas Israël à lever son blocus ni à renoncer à son ordre d’évacuation, qui ne fera que précipiter la « descente aux enfers » de ce territoire.  Sans nier l’importance des préoccupations sécuritaires de Tel-Aviv, la Chine a considéré que le texte américain élude délibérément la question de l’occupation israélienne et de la création d’un État palestinien.

Hypothèse 3: Limitations de l’ONU dans les conflits asymétriques
Une autre hypothèse est que l’ONU pourrait être limitée dans sa capacité à résoudre cette crise en raison de la nature asymétrique du conflit. Les disparités de pouvoir entre Israël et les groupes armés à Gaza rendent difficile l’établissement d’un dialogue équilibré. De plus, les positions politiques profondément enracinées rendent la résolution du conflit particulièrement complexe.

En définitive, la crise à Gaza soulève des questions sur la capacité de l’ONU à garantir un dialogue humanitaire et à remplir pleinement son rôle. Alors que certaines hypothèses envisagent que l’ONU dispose encore des moyens pour engager un dialogue humanitaire et que certains pays membres pourraient exercer une pression sur Israël, d’autres hypothèses soulignent les limitations de l’ONU dans les conflits asymétriques et les positions politiques profondément enracinées.

Il est essentiel que la communauté internationale intensifie ses efforts pour trouver une solution pacifique à ce conflit tragique et mettre fin aux souffrances de la population civile de Gaza et du peuple Palestinien. Le respect des droits humains et la protection de la vie des civils doivent rester une priorité absolue dans cette situation périlleuse pour la paix dans le monde.

Le Burkina Faso et la lutte pour la dignité africaine : rebelote

Le discours critique prononcé par Mouammar Kadhafi lors de la soixante dixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies (discours) a mis en lumière les problèmes du fonctionnement de l’organisation et le dictat des grandes puissances. Cependant, ces critiques ont été brutalement écartées par l’axe du mensonge composé des États-Unis et des pays européens. Cette sombre réalité a été mise en évidence une fois de plus lorsque le leader burkinabé a exprimé des réserves similaires lors de la soixante-dix huitième session de l’Assemblée générale (discours). Malheureusement, les conséquences de ce discours héroïque sont redoutables pour le Burkina Faso et pour l’Afrique dans son ensemble.

Le néocolonialisme et le paternalisme français refusent de quitter l’Afrique. Dans son discours, Monsieur Bassolma Bazie, ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale du Burkina Faso a mis en lumière le néocolonialisme persistant et le paternalisme français en Afrique. Ces pratiques dégradantes ont entravé le développement économique et politique de nombreux pays africains, les reléguant à la dépendance et à la soumission. L’appropriation des ressources naturelles de l’Afrique et la manipulation des dirigeants africains par les puissances occidentales, sont des exemples flagrants de cette relation inégale.

La remise en cause de la crédibilité de l’ONU, une remarquable assertion déjà défendue par Kadhafi en 2009.

Le Burkina Faso a également souligné en cette année 2023, la nécessité de repenser la posture de l’ONU dans sa forme actuelle. Les décisions prises au sein de cette organisation sont souvent biaisées en faveur des grandes puissances, laissant peu de place aux voix des pays africains et d’autres pays en développement. Cette remise en cause vise à rétablir l’équité et la justice dans les prises de décision mondiales.

La restauration de la dignité africaine, une lutte millénaire qui a enterré des hommes tels que : le Sénégalais Mamadou Dia (1910-2009), le Marocain Mehdi Ben. Barka (1918-1965) le Sénégalais Dr Cheikh Anta DIOP, le Burkinabé Thomas Sankara, etc.

Le discours du Burkina Faso, s’il est entendu par les « sourds de ce monde », va jouer un rôle crucial dans la restauration de la dignité humaine en général et africaine en particulier. En soulignant l’antériorité du respect des droits humains par les peuples africains à travers la charte du Mandé de 1236, le Burkinabé a rappelé au reste du monde que l’Afrique possède une riche histoire et une culture qui méritent d’être respectées. Ce discours va certainement être une source d’inspiration et de motivation pour d’autres pays africains qui cherchent à se libérer de l’emprise coloniale et à s’affirmer sur la scène internationale. On serait tenté de penser au Sénégal et pourquoi pas la Côte d’Ivoire. À moins qu’ils ne soient passionnément occupés à se réjouir du dessert offert aux tirailleurs par la France à qui nos ancêtres ont tout donné pour sa libération de l’occupation et de l’humiliation.

Les obstacles sur la route de la libération africaine sont toujours persistants et malheureusement, dans les jours qui ont suivi ce discours historique, le Burkina Faso est devenu la cible d’individus sans scrupules qui cherchent à entraver la dynamique de libération des peuples africains. Les criminels à col blanc, soutenus par les establishments occidentaux et leurs valets africains, sont en train d’utiliser des moyens barbares pour empêcher au peuple du Burkina Faso d’atteindre ses aspirations légitimes de liberté et de progrès.

Le discours du Burkina Faso lors de la soixante-dix huitième session de l’Assemblée générale des Nations Unies a mis en lumière les problèmes profonds qui perdurent en Afrique, tels que le néocolonialisme, le paternalisme français et le manque de crédibilité de l’ONU face à ses responsabilités. Celles que toutes les nations, grandes et petites lui ont confiées (promouvoir et protéger la vie). Malheureusement, le prix payé par le Burkina Faso pour avoir eu le courage de briser le silence est élevé. Néanmoins, ce discours, je le pense va marquer un tournant dans la quête de dignité africaine et va inspirer d’autres nations africaines à poursuivre leur lutte pour une véritable indépendance et un respect accru sur la scène internationale. L’Afrique continue de se battre pour une libération totale, et il est essentiel que la communauté internationale (si elle est là ou du moins si elle a une fois existé) soutienne ces aspirations légitimes.