Violation des droits et grève de la faim du chef de l’opposition politique Ousmane Sonko en détention arbitraire depuis le vendredi 28 juillet 2023.

Représentations diplomatiques au Sénégal,Autorités compétentes,

Organismes de défense des droits humainsDate: [10 août 2023]Chers responsables,Nous, soussignés, souhaitons attirer votre attention sur la situation alarmante concernant Monsieur Ousmane Sonko, leader du parti PASTEF, candidat de l’opposition à la prochaine élection présidentielle de février 2024, actuellement détenu de manière arbitraire (1).

En effet, depuis son incarcération injustifiée le vendredi 28 juillet 2023 par le président Macky Sall et sa machine de réduction de l’opposition à sa plus simple expression (Dame justice), Ousmane Sonko, leader du parti d’opposition PASTEF, fait face à des violations flagrantes de ses droits fondamentaux.

Alors qu’il est privé de son droit inaliénable (2) de choisir sa propre nourriture en détention, Monsieur Ousmane Sonko a entamé une grève de la faim pour protester contre cette injustice. En détention, cette privation de choix alimentaires constitue une violation excessive des droits les plus élémentaires de Monsieur Ousmane Sonko. Le chef de l’opposition, Ousmane Sonko a fait preuve de détermination et de courage en entamant une grève de la faim pour attirer l’attention sur cette injustice criante.

Malheureusement, malgré les appels de plusieurs de ses partisans et sympathisants, les organisations internationales de défense des droits humains, telles que les Nations Unies, la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples; les organisations communautaires telles que la CEDEAO, l’Organisation de l’Unité Africaine observent un silence complice, mettant en danger la vie du chef de l’opposition politique au Sénégal.

cette situation ubuesque met en péril les espoirs de la jeunesse sénégalaise adossés sur le projet de PASTEF tout en mettant à terre la démocratie sénégalaise.

Nous exprimons notre profonde préoccupation quant aux violations graves et persistantes de ses droits fondamentaux, notamment sa privation du droit de choisir sa nourriture en détention.La grève de la faim observée par Ousmane Sonko est un acte de protestation légitime contre cette violation flagrante de ses droits les plus élémentaires. En tant que citoyens conscients et responsables, nous ne pouvons rester silencieux face à cette injustice et à l’imminence d’une tragédie humanitaire qui menace la vie d’un leader politique respecté et adulé par une grande partie de la population sénégalaise.Nous rappelons que tout individu a le droit inaliénable de jouir de sa liberté, de sa sécurité et de son droit de choisir sa nourriture conformément aux normes nationales et internationales en matière de droits humains. Cette privation délibérée révèle une atteinte grave à la dignité et à l’intégrité d’Ousmane Sonko, et une violation flagrante des principes de l’État de droit.Nous exhortons respectueusement les autorités compétentes à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à cette privation injuste et à respecter les droits fondamentaux d’Ousmane Sonko en garantissant son droit de choisir sa nourriture en détention. Nous demandons également la libération immédiate et inconditionnelle d’Ousmane Sonko, car son incarcération arbitraire ne fait que ternir la réputation du Sénégal en matière de démocratie et d’État de droit.

Nous espérons que vous prendrez en compte nos préoccupations et agirez rapidement pour remédier à cette situation critique. Nous comptons sur votre engagement en faveur de la justice et du respect des droits fondamentaux afin de rétablir la confiance et la cohésion nationale au sein de notre pays.Veuillez agréer l’expression de notre respectueuse considération.

(1):La détention arbitraire est une violation du droit à la liberté. Elle désigne l’arrestation et la privation de liberté d’une personne dans le non-respect du droit national ou des standards internationaux. Les traités internationaux peuvent en effet être invoqués pour garantir le droit à la liberté si la législation nationale protège l’individu d’une manière incomplète ou partiale.

La détention peut être illégale sans être arbitraire et inversement. L’illégalité signifie simplement la non-conformité avec le droit, tandis que l’arbitraire fait référence au caractère inapproprié, injuste, imprévisible ou disproportionné de la détention.

La détention arbitraire expose la victime à davantage de violations des droits humains, puisqu’elle est privée de moyens de se défendre : torture et traitements cruels, inhumains ou dégradants,  exécution extrajudiciaire, disparition forcée, etc.

(2): Un droit inaliénable est un droit directement attaché à la personne en raison même de ce qu’elle est ; un droit inaliénable est un droit inhérent à un individu du seul fait de ce qu’il est et donc du fait de sa condition humaine. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.[ signataires]

Association des Étudiants pour le Développement de la Casamance (AEDC)

Association des Élèves et Étudiants ressortissants de Kédougou (AEERK)

Association des Étudiants pour la promotion de Kolda (Aseprok)

Amicale des Élèves et Étudiants ressortissants de Saint-Louis (AEERSL)

Coordinnation des bureaux de PASTEF/Diaspora

Des membres de la société civile du Sénégal, des professeurs d’universités…