YEWOU DIOT NA.« L’impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d’abord spirituellement et culturellement l’être, avant de chercher à l’éliminer physiquement. La négation de l’histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde. » CHEIKH ANTA DIOP.

Le contexte informationnel changeant et l’arrivée de fausses nouvelles, promues par des personnalités ou des médias grands publics, ont un poids considérable sur la société. Surtout, les nouvelles bases sur lesquelles se développent les référentiels de compétences informationnelles impliquent d’étudier les stratégies de pensée critique. L’angle de la métalittératie devient déterminant, car la pensée critique est un processus rigoureux de conceptualisation, application, analyse, synthèse ou évaluation active et habile de l’information (Scriven et Paul, 1987). Le concept de pensée critique a été affiné et enrichi depuis son apparition il y a 2500 ans. En regardant à travers la littérature, diverses définitions ont été trouvées pour aider à comprendre la nature de la pensée critique. John Dewey (1993) est le premier à définir la pensée critique comme «une pensée réflexive… une réflexion active, persistante et croyance ou forme supposée de connaissance à la lumière des motifs qui la soutiennent et des autres conclusions auxquelles tend »(p. 99-116) et John Dewey (1993) ont suggéré un modèle de pensée critique en 5 phases qui comprenait-

(1) des suggestions,

(2) définition du problème,

(3) génération d’hypothèses,

(4) raisonnement et

(5) tests d’hypothèses.
Dans cette définition, Dewey affirme la nécessité pour les individus de participer activement et de manière persistante à leur propre processus de réflexion à travers des réflexions, motiver et interpréter les conclusions et les évaluer. Apprentissage s’améliore dans le processus de réflexion.
Bloom (1956) définit la pensée critique comme la capacité d’acquérir des connaissances par l’exploration d’idées concernant six niveaux suivants: connaissance, compréhension, application, analyse, synthèse et évaluation. Connaissances et la compréhension appartient au faible niveau de réflexion, tandis que les autres éléments appartiennent au niveau supérieur de réflexion compétences.

Alors, dans cette situation de pandémie du Covid-19, si l’Europe, l’Amérique ou n’ importe qu’elle continent trouve son vaccin, qu’il effectue les test pour sa population. Oser aller jusqu’à la conclusion d’une démarche scientifique dans son environnement, avec sa population, est une valeur dédiée aux hommes comme Cheikh ANTA DIOP, le Docteur Raoult.

Notre référent, le Docteur Didier Raoult, ensemble nous vaincrons.

L’heure du réveil a sonné, chers humains.

« Le président Macky Sall a trahi son serment… » (Guy Marius Sagna).

En 1960, le ministre français Michel Debré écrit au gabonais Léon Mba : « il y a deux systèmes qui entrent en jeu : l’indépendance et les accords de coopération ».

Ces accords de coopération avec la France et les diktats du FMI et de la banque mondiale ont transformé le Sénégal – comme plusieurs autres – en pays  » politiquement dominé, économiquement exploité, culturellement appauvri et militairement occupé « . Si nous ne sommes pas vigilants, on y ajoutera « sanitairement exterminé « .

Le Sénégal et l’Afrique ne sont pas indépendants. Le Khalife général des tidianes nous le rappelait récemment. Et hier le président Macky Sall nous a parlé de « 60 ans de liberté retrouvée ».

Le président Macky Sall a trahi son serment lui qui a dit  » Devant Dieu et devant la nation sénégalaise je jure (…) de consacrer toutes mes forces à défendre (…) l’indépendance nationale, et de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine.  »

Qu’a-t-on vu pendant ces 60 ans?

« Une prolifération de petites dictatures sans liens organiques, éphémères, douées d’une faiblesse chronique, gouvernée par la terreur à l’aide d’une police hypertrophiée, mais sous la domination économique de l’étranger qui tirerait les ficelles à partir d’une simple ambassade » (Cheikh Anta Diop).

En 1952, il y avait au Sénégal un agent d’hygiène pour 1732 habitants. Aujourd’hui,  en pleine pandémie de coronavirus il y a 1 agent d’hygiène pour 33.707 habitants dans le département de Dakar. Dakar a besoin de 573 agents. Dakar a 34 agents (chiffres de 2018). Comprenons alors pourquoi certains demandaient « c’est quand la fin de l’indépendance ? »

Posons nous alors la question: c’est quoi le problème: le coronavirus ou la gestion du Sénégal par des « tojjeman » soumis au néocolonialisme ? Le FRAPP a raison de citer « aujourd’hui plus que jamais, nos ennemis ne sont ni les virus ni les bactéries mais bien ceux qui détruisent par l’appât du gain nos meilleures armes collectives contre eux. » Nos armes ont pour nom : infirmiers, biologistes, hôpitaux, gants, masques, respirateurs, unités pharmaceutiques, médecins… Macky Sall a préféré Ter, Brt, Stade olympique, Hcct, Cese, chargés de missions, fonds politiciens…plutôt que de doter le Sénégal d’armes suffisantes pour faire face aux virus et aux bactéries.

Dans son discours du 3 avril, le président Macky Sall a dit que si ce n’était le coronavirus il aurait organisé un grand défilé. Voilà nos dirigeants! Organiser un grand défilé au moment où vous n’avez ni suffisamment d’infirmiers, ni suffisamment d’hôpitaux, ni unité de virologie nationale est de l’inconscience criminelle. Le coronavirus n’est responsable de rien comme cherche à nous le faire croire le président. Refusons cela! « Les forces dominantes le sont parce qu’elles parviennent à imposer leur langage a leurs victimes » (Samir Amin). Le coronavirus ne fait que montrer comment l’hôpital du peuple a été pillé, Bretton-woodisé, saboté, négligé…

Les syndicats des travailleurs de la santé et de l’action sociale l’ont crié sur tous les toits, notre président Macky Sall refusait de les écouter, de faire de leurs revendications une priorité car il se soigne à l’extérieur.

Et pourtant, Cheikh Anta Diop avait averti: « Un continent qui ne peut assurer sa propre sécurité (…) n’est pas indépendant, et ne peut se développer ». Voilà pourquoi il n’y a après 60 ans ni indépendance ni développement.

Pour faire face à ce coronavirus qu’on appelle  » terrorisme  » il faut que la France lance le G5 Sahel. Pour faire face au coronavirus il faut attendre que la France lance le G5 Cobaye. 80% de notre programme élargi de vaccination (PEV) sont financés par l’impérialisme.

Il nous faut faire de la souveraineté sanitaire, de la souveraineté alimentaire, de la souveraineté monétaire, de la souveraineté militaire des questions de sécurité nationale et africaine. l’Afrique doit produire ses propres médicaments, ses propres vaccins, sa propre nourriture, sa propre monnaie…

C’est la 8e fois que le président Macky Sall prononce un discours le 4 avril. Et me revient le propos de Nietzsche: « ce n’est pas ton mensonge qui me bouleverse mais de ne plus pouvoir te croire. »
Continuons à respecter les consignes sanitaires et administratives. Prenons toutes les initiatives citoyennes pour faire face, aux côtés de notre personnel soignant et de nos forces de défense et de sécurité, au coronavirus.

Terminons en méditant ce conseil: « on ne règle pas un problème avec le système de pensée qui l’a engendré » ( Albert Einstein). Le système de pensée du président Macky Sall, de beaucoup de nos présidents africains est un système de pensée néocoloniale. Ils sont atteints de COLONIAVIRUS. Voilà pourquoi, nous ferons tout pour vaincre le coronavirus. Nous réaffirmons notre total engagement contre le Covid19. Aucun de nous ne doit déserter ce combat. Mais également, nous continuerons à nous battre contre le néocolonialisme.

Pour la seconde phase de décolonisation de l’Afrique !
Ensemble nous vaincrons.