
Le discours critique prononcé par Mouammar Kadhafi lors de la soixante dixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies (discours) a mis en lumière les problèmes du fonctionnement de l’organisation et le dictat des grandes puissances. Cependant, ces critiques ont été brutalement écartées par l’axe du mensonge composé des États-Unis et des pays européens. Cette sombre réalité a été mise en évidence une fois de plus lorsque le leader burkinabé a exprimé des réserves similaires lors de la soixante-dix huitième session de l’Assemblée générale (discours). Malheureusement, les conséquences de ce discours héroïque sont redoutables pour le Burkina Faso et pour l’Afrique dans son ensemble.
Le néocolonialisme et le paternalisme français refusent de quitter l’Afrique. Dans son discours, Monsieur Bassolma Bazie, ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale du Burkina Faso a mis en lumière le néocolonialisme persistant et le paternalisme français en Afrique. Ces pratiques dégradantes ont entravé le développement économique et politique de nombreux pays africains, les reléguant à la dépendance et à la soumission. L’appropriation des ressources naturelles de l’Afrique et la manipulation des dirigeants africains par les puissances occidentales, sont des exemples flagrants de cette relation inégale.
La remise en cause de la crédibilité de l’ONU, une remarquable assertion déjà défendue par Kadhafi en 2009.
Le Burkina Faso a également souligné en cette année 2023, la nécessité de repenser la posture de l’ONU dans sa forme actuelle. Les décisions prises au sein de cette organisation sont souvent biaisées en faveur des grandes puissances, laissant peu de place aux voix des pays africains et d’autres pays en développement. Cette remise en cause vise à rétablir l’équité et la justice dans les prises de décision mondiales.
La restauration de la dignité africaine, une lutte millénaire qui a enterré des hommes tels que : le Sénégalais Mamadou Dia (1910-2009), le Marocain Mehdi Ben. Barka (1918-1965) le Sénégalais Dr Cheikh Anta DIOP, le Burkinabé Thomas Sankara, etc.
Le discours du Burkina Faso, s’il est entendu par les « sourds de ce monde », va jouer un rôle crucial dans la restauration de la dignité humaine en général et africaine en particulier. En soulignant l’antériorité du respect des droits humains par les peuples africains à travers la charte du Mandé de 1236, le Burkinabé a rappelé au reste du monde que l’Afrique possède une riche histoire et une culture qui méritent d’être respectées. Ce discours va certainement être une source d’inspiration et de motivation pour d’autres pays africains qui cherchent à se libérer de l’emprise coloniale et à s’affirmer sur la scène internationale. On serait tenté de penser au Sénégal et pourquoi pas la Côte d’Ivoire. À moins qu’ils ne soient passionnément occupés à se réjouir du dessert offert aux tirailleurs par la France à qui nos ancêtres ont tout donné pour sa libération de l’occupation et de l’humiliation.
Les obstacles sur la route de la libération africaine sont toujours persistants et malheureusement, dans les jours qui ont suivi ce discours historique, le Burkina Faso est devenu la cible d’individus sans scrupules qui cherchent à entraver la dynamique de libération des peuples africains. Les criminels à col blanc, soutenus par les establishments occidentaux et leurs valets africains, sont en train d’utiliser des moyens barbares pour empêcher au peuple du Burkina Faso d’atteindre ses aspirations légitimes de liberté et de progrès.
Le discours du Burkina Faso lors de la soixante-dix huitième session de l’Assemblée générale des Nations Unies a mis en lumière les problèmes profonds qui perdurent en Afrique, tels que le néocolonialisme, le paternalisme français et le manque de crédibilité de l’ONU face à ses responsabilités. Celles que toutes les nations, grandes et petites lui ont confiées (promouvoir et protéger la vie). Malheureusement, le prix payé par le Burkina Faso pour avoir eu le courage de briser le silence est élevé. Néanmoins, ce discours, je le pense va marquer un tournant dans la quête de dignité africaine et va inspirer d’autres nations africaines à poursuivre leur lutte pour une véritable indépendance et un respect accru sur la scène internationale. L’Afrique continue de se battre pour une libération totale, et il est essentiel que la communauté internationale (si elle est là ou du moins si elle a une fois existé) soutienne ces aspirations légitimes.