Gaza sous une pluie de bombes: L’ONU face à la crise humanitaire et au traitement des crimes de guerre.

Depuis plusieurs semaines, la situation à Gaza s’est détériorée de manière alarmante. Les bombardements incessants d’Israël ont engendré des milliers de morts civils, dont une proportion alarmante d’enfants. Malgré les appels répétés des organisations internationales telles que l’ONU, Amnesty International, Médecins Sans Frontières et d’autres voix autorisées, Israël continue de perpétuer des crimes de guerre et d’ignorer les demandes de désescalade et de respect des droits humains. Dans cet article, nous examinons les hypothèses sur la capacité de l’ONU à garantir un dialogue humanitaire et à remplir pleinement son rôle dans cette situation périlleuse.

Hypothèse 1: L’ONU et son rôle dans le dialogue humanitaire.
L’une des hypothèses est que l’ONU dispose encore des moyens pour engager un dialogue humanitaire dans cette crise. En tant qu’organisation internationale, l’ONU a la capacité de mobiliser des ressources, de coordonner les efforts humanitaires et de faciliter les négociations entre les parties en conflit. Elle peut utiliser ses canaux diplomatiques et ses mécanismes de résolution des conflits pour tenter de trouver une solution pacifique. Cependant pour y arriver, il faudra tout d’abord que les pays qui composent le Conseil de sécurité puissent s’accorder sur le traitement de la question. À l’heure actuelle, après le rejet, la semaine dernière, de deux projets de résolution visant à répondre à la crise à Gaza, le Conseil de sécurité a, récemment encore, échoué à adopter deux textes concurrents, l’un présenté par les États-Unis, l’autre par la Fédération de Russie, à l’issue de votes qui ont donné lieu à des clivages manifestes, l’Équateur regrettant que l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales se transforme en « arène où s’expriment les rivalités de ses membres ».

Hypothèse 2: La réaction des pays membres de l’ONU
Une autre hypothèse concerne la réaction des pays membres de l’ONU face à cette crise. Certains pays pourraient être prêts à exercer une pression politique et économique sur Israël pour l’inciter à respecter les droits humains et à mettre un terme aux bombardements sur Gaza. Cependant, d’autres pays pourraient soutenir Israël, compliquant ainsi les efforts de l’ONU pour trouver une solution positive.

D’ailleurs le texte américain, qui a recueilli 10 voix pour, a été rejeté en raison d’un veto de la Chine et de la Fédération de Russie, les Émirats arabes unis ayant également voté contre.  Le Brésil et le Mozambique se sont abstenus.  Celui de la Fédération de Russie s’est soldé par un nombre insuffisant de voix en faveur -Chine, Gabon, Émirats arabes unis et Fédération de Russie–, le texte ayant également suscité les votes contre des États-Unis et du Royaume-Uni, et recueilli 9 abstentions.

Les porte-plume des deux textes ont pris la parole avant leur mise aux voix, dans l’espoir de rallier le soutien des autres membres du Conseil.  Estimant qu’il s’agissait d’un « moment de vérité », la délégation américaine a assuré avoir tout mis en œuvre pour parvenir à un « consensus autour d’une résolution forte et équilibrée », en multipliant les concertations non seulement avec les « Quinze », y compris la Russie, mais aussi avec de nombreuses organisations humanitaires sur le terrain, pour renforcer « la diplomatie directe et urgente soutenue par la grande majorité des membres du Conseil ».

Washington, après son recours au veto la semaine dernière, tente à l’évidence de faire adopter un nouveau texte « rempli de dispositions politisées, inadéquates et extrêmement douteuses », en a conclu la délégation russe.

« Le projet américain ne contient toujours pas d’appel au cessez-le-feu.  Il ne condamne pas les attaques aveugles contre des civils et des biens civils à Gaza.  Il ne dénonce pas les actes visant à réinstaller de force des civils », a-t-elle poursuivi, en jugeant que les États-Unis ne veulent « tout simplement pas » que les décisions du Conseil « influencent d’une manière ou d’une autre » l’« intervention violente » d’Israël à Gaza, laquelle, accompagnée de violations flagrantes du droit international humanitaire, risque de régionaliser le conflit, voire de l’internationaliser.

La Chine a justifié son votre contre le projet de résolution américain « pour des raisons de droit et de conscience », au nom du « principe de justice » et à la suite des appels lancés par les pays arabes.  Ce texte « déséquilibré » et « ambigu », aux modifications « cosmétiques », « mélange tout » et, en cas d’adoption, aurait donné le « feu vert » à une action militaire d’envergure d’Israël et à l’escalade du conflit.  Or, a pointé le représentant chinois, il ne fait aucune référence aux causes profondes de la crise humanitaire dans la bande de Gaza et n’exhorte pas Israël à lever son blocus ni à renoncer à son ordre d’évacuation, qui ne fera que précipiter la « descente aux enfers » de ce territoire.  Sans nier l’importance des préoccupations sécuritaires de Tel-Aviv, la Chine a considéré que le texte américain élude délibérément la question de l’occupation israélienne et de la création d’un État palestinien.

Hypothèse 3: Limitations de l’ONU dans les conflits asymétriques
Une autre hypothèse est que l’ONU pourrait être limitée dans sa capacité à résoudre cette crise en raison de la nature asymétrique du conflit. Les disparités de pouvoir entre Israël et les groupes armés à Gaza rendent difficile l’établissement d’un dialogue équilibré. De plus, les positions politiques profondément enracinées rendent la résolution du conflit particulièrement complexe.

En définitive, la crise à Gaza soulève des questions sur la capacité de l’ONU à garantir un dialogue humanitaire et à remplir pleinement son rôle. Alors que certaines hypothèses envisagent que l’ONU dispose encore des moyens pour engager un dialogue humanitaire et que certains pays membres pourraient exercer une pression sur Israël, d’autres hypothèses soulignent les limitations de l’ONU dans les conflits asymétriques et les positions politiques profondément enracinées.

Il est essentiel que la communauté internationale intensifie ses efforts pour trouver une solution pacifique à ce conflit tragique et mettre fin aux souffrances de la population civile de Gaza et du peuple Palestinien. Le respect des droits humains et la protection de la vie des civils doivent rester une priorité absolue dans cette situation périlleuse pour la paix dans le monde.

Commentaires fermés.

Une reflexion sur “Gaza sous une pluie de bombes: L’ONU face à la crise humanitaire et au traitement des crimes de guerre.

  1. C’est vraiment triste de voir l’humanité dans cette barbarie où les innocents sont en train de mourir sans justice.