pourquoi la justice Sénégalaise s’affole et s’ameute devant le constat d’un citoyen ?

L’institution judiciaire est en voie de clochardisation déplorait Jean-Jacques Urvoas alors garde des Sceaux de la République Française. Il soutenait à l’époque qu’il fallait le dire car cela correspondait au vrai visage que les gouvernants avaient donné à la justice. Cela ne constitue en aucun cas un manque de respect à l’endroit de l’institutions ni des hommes qui l’anime. Ce propos a été prononcé publiquement lors d’une visite à Lille en 2016. Le gouvernement d’alors a considéré cette observation avec beaucoup d’attention et en à tirer des orientations qui continuent aujourd’hui de rendre la justice Française beaucoup plus honorable que la justice de beaucoup de pays dans le monde. Cette réaction du gouvernement Français participe à la démocratie et au respect de l’observation critique qui participe à l’évolution des sociétés humaines. Dès lors, le citoyen français, avec aisance et considération se soumet à la République, à ses lois et règlements puisqu’il constate que ces gouvernants abordent avec beaucoup de lucidité l’application des normes qui régissent la vie en société.
Le Sénégal, considéré autrefois « vitrine de la démocratie » vit aujourd’hui sous la dictature du mégalomane Macky Sall, où les dérives de la justice s’intensifient depuis plus de 10 ans. De plus, depuis février 2021, ces dérives du pouvoir judiciaire ont atteint le summum de la clochardisation avec une politisation accru de l’institution et comme le soutient Me Ciré Clédor LY : « le droit y a perdu son latin ».
Les hommes commandés (magistrats) qui desservent la justice en affirmant dans les coulisses que : « accusare nemo se debet nisi coram Macky Sall » « personne d’entre nous n’est obligée de s’accuser lui-même si ce n’est en face de Macky Sall » ont fini de trahir leur sacerdoce et en même temps, le peuple sénégalais.
« De toutes les problématiques liées à la justice, l’indépendance reste, incontestablement, celle qui retient le plus l’attention. Objet de controverses sur fond d’intérêts voire de passion, l’indépendance de la justice ne laisse indifférente aucune catégorie de citoyens. Si les acteurs de la Justice ont naturellement le droit de prendre part à ce débat au nom de la crédibilité d’une institution qu’ils ont pour mission de préserver, les autres citoyens, au nom de qui la justice est rendue, peuvent aussi, légitimement, se prévaloir d’un droit de critique sur une institution qui détient entre ses mains une partie de leur destin » (Téliko, 2019).
Dans l’affaire de diffamation opposant Monsieur Ousmane Sonko (Président du PASTEF et candidat à l’élection présidentielle de février 2024) à Monsieur Mame Mbaye Niang (ministre du tourisme), la procédure est bancale et la justice piétinée de nouveau car « contra factum non datur argument » « contre un fait il n’existe pas d’argument ». L’ampleur de la tragédie causée par la ripaille orchestrée par le sieur Mame Mbaye Niang dans l’affaire PRODAC est un fait inédit et sans précédent dans la conduite des affaires publiques privant à des milliers de jeunes sénégalais l’accès à un emploi décent.
Alors le gouvernement du dictateur Macky Sall ne doit pas s’ameuté à la lecture du post de Bassirou Diomaye Faye (inspecteur des impôts et domaines, Secrétaire général du Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité, PASTEF) qui n’a fait que décrire l’état actuel de la justice de son pays. C’est son droit le plus absolu.
Comme le rappelait si justement, François d’Aguesseau dans une de ses mercuriales, parlant aux magistrats : « Élevés au-dessus des hommes qui environnent votre tribunal, vous n’en êtes pas moins exposés à leurs regards. Vous jugez leurs différends, ils jugent votre justice ».
L’État de droit est indissociable de l’indépendance de l’autorité de la justice. La dictature policière sur fond de traque des citoyens est inadmissible. sans justice, il n’y a pas la paix, la paix sociale émane de la justice Républicaine alors rétablissez la.
Libérez Bassirou Diomaye Faye,
libérez Fadilou Keita,
libérez Abdou Karim Gueye,
libérez Mor Talla Gueye,
libérez Alioune Badara Mboup,
libérez Cheikh Oumar Diagne,
libérez Madiaw Diop,
libérez Amy Dia,
libérez Ibrahima Diédhiou,
libérez Abdoulaye Ndiaye,
libérez Babacar Ndao,
libérez Pape Ousmane Seck,
libérez Yaya Cissé,
libérez Madické Diop,
libérez Abdou Sylla,
libérez Bouna Ba,
libérez Pape Mamadou Seck,
libérez Abdou Aziz Niang,
libérez Abdoulaye Diome,
libérez Ndongo Diop,
libérez Ousmane Diatta,
Libérez Diop Taïf,
libérez Daouda Kaloga,
libérez Ndeye sassoune Ndao,
libérez Moustapha Diédhiou,
libérez Assane Geye,
libérez Moustapha lo,
libérez Bintou Sambou,
libérez Alioune Niang,
libérez Mouhamed Samba Djim,
libérez Ibrahima Gueye nay leer,
libérez Assane Diouf,
libérez les 500 autres prisoniers politiques de Sédhiou, Ziguinchor, Kaolack, Thiès, Dakar, Diourbel, Touba…et respecter les droits du peuple Sénégalais en lui rendant sa justice.
C’est triste de vivre au Sénégal avec cette situation d’injustice.